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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

MARTINEZ MARQUEZ, Francisco « PACO » ; « PORTHOS »
Né à Barcelone le 27 janvier 1922 - tué le 21 octobre 1949 - FIJL – MLE - CNT - Barcelone (Catalogne) – Toulouse (Haute-Garonne)
Article mis en ligne le 13 novembre 2011
dernière modification le 22 mai 2024

par R.D.
Francisco Martinez Marquez

Né dans le quartier de Clot à Barcelone le 27 janvier 1922, Francisco Martínez Marquez Paco avait fréquenté l’école rationaliste Natura fondée par le syndicat CNT du textile, l’Ateneo libertaire de Clot et avait adhéré très tôt aux Jeunesses Libertaires FIJL).

Après avoir participé aux combats de juillet 1936 contre les militaires, aux affrontements contre les staliniens en mai 1937, en mars 1938, à l’âge de 17 ans, il était parti pour le front dans les Bataillons de Jeunesse. Blessé à une jambe, il fut renvoyé à l’arrière jusqu’à la fin de la guerre.

Exilé en France lors de la Retirada, il y participait à la Résistance contre l’ocupant allemand et fut membre en 1944-45 du bataillon Libertad, formé dans sa quasi-totalité de libertaires espagnols, qui participa à la réduction des dernières poches allemandes du front de l’Atlantique (Pointe de Grave et Royan). Militant à la Libération de la Fédération locale de Toulouse, il fut délégué au premier congrès tenu par le Mouvement Libertaire espagnol à Paris en mai 1945.

En mars 1946 il fut nommé secrétaire de Coordination au Comité National de la FIJL puis passa en Espagne pour y participer à la lutte clandestine. En juillet 1947 il représentait l’exil aux plenums nationaux de la FAI et de la FIJL tenus à Madrid. L’année suivante il aurait participé aux guérillas de la vallée de la Segre et également à des actions de Francisco Sabaté Llopart Quico. Il aurait été également membre du groupe Tres de mayo avec Liberto Sarrau, Raul Carballeira et Joaquina Dorado Pita.

Francisco Martinez Marquez & Liberto Sarrau (Toulouse, 1946)

En 1949, il était membre du Comité de défense de Barcelone et en mars c’est lui qui avait accompagné José Sabaté Llopart, frère de Francisco El Quico, blessé jusqu’en France.

Le 18 février 1949 avec Santiago Amir Gruañas El Sheriff, Ginés Urrea Piña et d’autres, Francisco Martinez Marquez Paco participait à l’attaque de la sucursalle du banco Central de Barcelona, 35 paseo de San Juan, où le groupe s’emparait de 77.699 pesetas.

Le 15 mai 1949 il fut l’un des auteurs des attentats contre les consulats du Pérou et du Brésil à Barcelone, suite à l’intervention de ces deux pays en faveur de l’entrée de l’Espagne franquiste à l’ONU. Le 20 mai Francisco Martinez Marquez se présentait avec Santiago Amir, Ginés Urrea Piña et Antonio Moreno Alarcón au domicile d’un entrepreneur de travaux publics ; se faisant passer pour des inspecteurs des impôts ils se faisaient remettre 75.000 pesetas.

Le 2 juillet 1949 avec Domingo Ibars Juanias, Pedro Adrover Font, Arquimedes Serrano Ovejas et César Saborit Carralero il participait à l’attaque de l’usine ICAM (machines pour céramique) où le groupe s’emparait de 50.000 pesetas. Le 27 septembre il participait avec le groupe au hold up des bureaux de l’entrepreneur en batiment Mauricio Arbella Y Burcher mais les compagnons n’y trouvèrent pas d’argent. Le 30 septembre toujours avec les mêmes et le renfort de José Pérez Pedrero et de Julio Rodríguez, il attaquait l’entreprise Edificios y Estructuras où le groupe ne pouvait récupérer que 7000 pesetas.

Le 9 octobre le groupe, formé de Francisco Martinez Marquez, Julio Rodríguez, Pedro Adrover Font, Miguel García García, Manuel Fornes Marín et César Saborit investissait le meublé Casita Blanca, 1 rue Bolivar, où ils s’emparaient de 37.000 pesetas et des papiers d’identité des habitués de l’établissement. Le 14 octobre avec Jose Sabate Llopart, Pedro Adrover Font, César Saborit Carralero et Juan Serrano, il participait à l’attaque d’une joaillerie qui leur rapportait 400.000 pesetas. Le lendemain, 15 octobre sous la protection de Ginés Urrea Piña, José Pérez Pedrero, Arquimedes Serrano Ovejas et Santiago Amir, Francisco Martinez Marquez avec Julio Rodríguez Fernández et César Saborit Carralero s’emparaient de 31 000 pesetas lors de l’attaque de l’entreprise Construccion Pamies au n°117 de la rue Aribau.

Paco Martinez Marquez

Francisco Martínez Marquez Paco a été tué par la police dans un affrontement devant la fabrique de bière Damm au croisement rue de Rosellon- Dos de Mayo à Barcelone le 21 octobre 1949. Il a été enterré le 26 octobre dans la fosse commune du cimetière de Montjuich.