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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

GUERRERO, Miguel « CONEJO DE ALOZAINA” ; SEPULVEDA »
Né à Alozaina (Málaga) - mort le 4 août 1965 - MLE – CNT – Agrupacion Fermin Galan - Málaga (Andalousie) – Casablanca - Lyon (Rhône)
Article mis en ligne le 28 juin 2009
dernière modification le 24 juillet 2024

par R.D.

Adhérent très jeune à la CNT, Miguel Guerrero avait été l’un des organisateurs du SOV de son village natal. Membre de la commission de culture et propagande il organisa la CNT dans les villages limitrophes ce qui lui vaudra d’être arrété avec 14 autres compagnons et d’être emprisonné plusieurs mois à Malaga. Il fut un militant très actif pendant la période dite de “Bieno negro”. En février 1936 il réorganisa la CNT à Alozaina et fut membre de son comité local.

Le 18 juillet 1936 il se trouvait à Antequera et après avoir lutté contre les fascistes, participa à la collectivisaton à Alozaina, avant de partir pour le front comme responsable de centurie au bataillon Nestor Makhno. Après la chute de Malaga, il gagna Almeria puis le front de Cordoba, et enfin le front de Madrid. Fait prisonnier à Valence à la fin de la guerre, il fut interné dans un camp à Alicante dont il parvint à s’évader. Arrivé à Malaga, il fut arrété sous un faux nom mais fut identifié par un fasciste de son village. Il fut alors condamné à mort, puis sa peine fut commuée en 30 ans de prison.

Remis en liberté provisoire après 14 ans de détention, il était autorisé à résider à Malaga avec l’obligation de se présenter aux autorités 2 fois par semaine. Menacé d’une nouvelle arrestation, il gagnait la montagne, Valence puis s’embarquait pour Tanger avant de gagner Casablanca.

A la fin des années 50, Miguel Guerrero partait pour la France, s’installait à Jonade, militait à la FL-CNT de Lyon et collaborait au Boletin Rodano Alpes (Clermont-Ferrand) sous la signature de de M.Sepulveda.

Miguel Guerrero est mort à Lyon le 4 mars 1965.

Il y a sans doute identité avec Miguel Guerrero Conejo de Alozaina qui, avant de pouvoir s’échapper à Tanger, avait collaboré en 1946-1947 dans la province de Cadix aux activités de l’Agrupacion Fermin Galan.

Dans la soirée du 6 décembre 1946, Miguel Guerrero Conejo de Aloizana, Francisco Gómez Macías Gonzalito, Juan Villanueva Domínguez Ghandi et Diego Vera Pajares Verita avaient investi la ferme Rancho de los Bujeos, district d’Ubrique,dans l’intention d’en enlever le propriétaire Vicente Romero Jaén. Un des ouvriers présents, Manuel Gómez González, y fut abattu soit pour avoir refusé d’aider les guérilleros, soit parcequ’il avait reconnu l’un d’eux. Cet incident permit au propriétaire de se cacher dans la cuisine et obligea les guérilleros qui savaient que la Guardia Civil était toute proche, à se retirer rapidement sans avoir pu réliser l’enlèvement projeté.

Le 7 janvier 1947, sur le district de Benaocaz, il participait avec Francisco Gómez Macías Gonzalito, Gabriel Lopez Dominguez Terremoto, Francisco Ocaña Quintero Ramoncito et Diego Pérez Moreno Monzón à la séquestration de Marcos Orellana Puerto qui fut relâché après avoir été bien traité et contre une rançon de 90.000 pesetas. Quelques jours plus tard le 19 janvier sur le même district de Benaocaz, Miguel Guerrero participait avec Diego Pérez Moreno Monzón, José Rodriguez Rodriguez Sietevé, Antonio Mena Posado El Rubio, Francisco Ocaña Quintero Ramoncito et Juan Núñez Pérez Luis à l’enlèvement du jeune Blas Andrades Salas pour la libération duquel une rançon devait être demandé à son père. L’apparition d’une patrouille de la Guardia Civil provoquera la fuite des guérilleros qui abandonneront le jeune homme.

Le 9 mai 1947, sur le district de San Jose del Valle, il participait avec Francisco Moreno Barragán Benito, Julián Moreno Barragán Moreno De Cortes, Juan Villanueva Dominguez Ghandi, Antonio Ortiz García Tres Duros, Juan Ruiz Del Rio Niño Bermejo et José García Ortiz Ciruelo à l’enlévement des frères Juan José et Manuel Pérez Manzano. Tandis que Juan José restait avec les guérilleros, l’autre frère Manuel était chargé de trouver et d’apporter la rançon de 300.000 pesetas. Un premier versement de 150.000 pesetas était effectué à “Puerto de la Jarda”, puis une semaine plus tard l’autre versement était laissé dissimulé dans un journal abandonné dans un bar de Jerez de la Frontera. Juan José Pérez Manzano était aussitôt libéré par les guérilleros


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