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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

APARICIO PEREZ, Clemente
Né à Requejo de la Vega (Leon) - assassiné à l’été 1936 - Mineur – MLE – CNT – Argentine – Fabero (Leon)
Article mis en ligne le 1er janvier 2016
dernière modification le 24 juillet 2024

par R.D.

Clemente Aparicio Perez était revenu d’Argentine à la proclamation de la République. Aux cotés notamment de Manuel Alvarez, César Terron, Jacinto Rueda Perez et Serafon Fernandez Ramon, il allait être l’un des responsables de la CNT de Fabero (Leon). Il fut à cette époque l’un des réorganisateurs du syndicat CNT des mineurs (SUM) de Fabero – environ 3.000 adhérents en 1932 - désorganisé après que l’un de ses responsables ait trahi et fui après avoir dérobé les fonds du syndicat.

Les 10-13 décembre 1933 il fut particulièrement actif à Fabero où le communisme libertaire avait été proclamé et où avaient été pris d’assaut la mairie et le tribunal où avaient été brûlés divers documents tandis qu’avaient été saisies des armes et les explosifs de la poudrière. Puis les mineurs en camions s’étaient dirigés vers Sesamo et Vega de Esponareda qu’ils avaient occupé après s’être affrontés à la Guardia civil. La colonne de mineurs poursuivit son avancée jusqu’à Cacabelos où il 13 décembre leur avance fut stoppée par les militaires.Pour échapper à la répression Clemente Aparicio serait alors passé au Portugal puis en France et étaut l’objet d’un mandat de recherches.

Lors du coup d’État franquiste de juillet 1936 il se trouvait au Leon – sans doute revenu après l’amnistie de février 1936 - et fut assassiné après avoir été traîné attaché à la queue d’un cheval.


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