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MOYA PAREDES, Pedro « MOYITA »
Né à Casas Viejas (Cadix) – mort le 16 janvier 2011 - Journalier – CNT – Groupe de Pedro MOYA PAREDES « MOYITA » - Cadix (Andalousie) – Tanger (Maroc) – Valence (Levant)
Article mis en ligne le 21 novembre 2013
Dernière modification le 6 janvier 2014

par R.D.
Pedro Moya Paredes

Militant de la CNT de Benalup-Casas Viejas, Pedro Moya Paredes Moyita y avait participé aux affrontements armés du mouvement révolutionnaire de janvier 1933. Lors du coup d’état franquiste de juillet 1936, il était parvenu à gagner la zone républicaine où il était resté pendant toute la durée du conflit.

Revenu à la fin de la guerre à Benalup, il fut arrêté en avril 1939, transféré à Medina Sidonia et fut condamné par un conseil de guerre à 6 ans et un jour de prison. Remis en liberté conditionnelle de la prison de Jerez de la Frontera le 20 juin 1941, il regagna son village où il se maria en mars 1942. Le 5 avril 1944, à la suite d’un vol de dindons, il fut arrêté et emprisonné 5 jours. Ce même mois d’avril 1944, suite à une plainte qu’il avait déposée contre des commerçants et un sergent de la Guardia civil qu’il accusait de corruption, il fut arrêté en mai à Cadix où un commandant de la Guardia Civil lui proposa de devenir indicateur ce qu’il refusa et fut alors, semble-t-il en fuite. A la même époque, son petit garçon, Daniel, avait dû subir une opération de la gorge. A la Guardia Civil qui avait alors menacé de ne pas laisser faire l’opération s’il ne se rendait pas, il avait répliqué qu’il ne se se rendrait pas avant que l’opération soit faite. Une fois l’opération terminée il ne s’était pas rendu.

Il avait gagné la Sierra où à la fin 1944 il formait un petit groupe comprenant les frères José Chiquito et Francisco Fernandez Cornejo Largo Mayo, Miguel Fernandez Tizon Cartucho et El Porruo, tous militants de la CNT. Le groupe avait pour zone d’action les communes de Casas Viejas, Medina Sidonia, Chiclana et Alcala de los Gazules (Cadix). Ravitaillé par leurs familles ou par des compagnons, le groupe ne semble pas avoir commis d’enlèvements, mais seulement des vols de chèvres et d’aliments, du braconnage et des extorsions de fonds de riches personnes de la zone.

Le 14 mars 1945 il avait été surpris avec El Porruo par la Guardia Civil à la ferme Cermeño, district d’Alcala de los Gazules, mais était parvenu à s’enfuir tandis que son compagnon était tué.

En décembre 1946 il parvenait à gagner Tanger où Miguel Fernandez Tizon Cartucho le rejoignit et où tous deux furent peu après impliqués dans l’attaque à main armée d’une station service. Condamné à une lourde peine, il fut emprisonné à Tanger du 20 janvier 1947 au 15 avril 1952 puis extradé en Espagne où il fut condamné à une lourde peine et emprisonné à Valladolid, Alicante, Puerto de Santa Maria et Burgos dont il fut remis en liberté conditionnelle en septembre 1963. L’année suivante il s’installait avec sa compagne Mariana à Torrent (Valence) où il allait travailler comme gardien d’usine.

Après la mort de Franco il continua à se battre pour obtenir une indemnisation pour ses 20 ans passés en prison et fut l’un de ceux qui négocièrent les indemnisations des victimes du franquisme.

Pedro Moya Paredes, qui après sa retraite vécut entre Torrent et Benalup, est décédé le 16 janvier 2011 à l’Hopital de Puerto Rela..


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