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TERRON ABAD, Eloy
Né à Fabero del Bierzo (Leon) fin 1919 - mort en le 25 mai 2002 - Mineur ; philosophe & anthropologue – CNT - CCOO - Groupe de Cesar TERRÓN ABAD - Leon - Madrid (Nouvelle Castille)
Article mis en ligne le 17 avril 2013

par R.D.

Né dans une famille paysanne très pauvre, Eloy Terrón Abad, avait commencé à travailler dès son enfance aux travaux des champs. A l’âge de treize ans et demi il travaillait aux mines du Bierzo et assistait aux réunions clandestines du Syndicat Unique Minier (SUM) de la CNT dont son frère auné César était le trésorier. Il s’était formé une conscience de classe à la lecture des publications libertaires.

Au début de la guerre civile il faisait partie avec son frère César du Comité de Défense de Villafranca del Bierzo. En août il dut abandonner sa maison pour échapper à la répression et avait gagné la montagne. Après deux mois passés dans les montagnes et aux villages de Ancares et Fornela, il parvenait avec beaucoup d’autres militants à gagner les Asturies, où malgré son horreur de la violence, il s’enrôlait dans l’armée républicaine, où lui fut confié un poste d’agent de liaison entre le front et le poste de commandement. Il a été présent sur le front de l’est, à Llanes, la Sierra de Cuera (Cabrales), au Mazuco, Cangas de Onis, etc.

A la chute du front asturien en octobre 1937, son frère César était venu le chercher pour gagner avec d’autres la cordillère cantabrique. Après s’être frayé un chemin à la force des armes, le groupe qui comprenait une dizaine d’hommes dont entre autres Ramiro Pérez et El Cone se dirigea vers le Bierzo. Puis Eloy, atteint d’une bronchite, et réticent à faire le coup de feu, décida de se rendre avec El Cone à l’armée franquiste. Après quelques jours passés dans la famille de El Cone à Teverga, Eloy parvenait à obtenir un sauf conduit et gagnait Leon où son oncle, Tomas Terrón, lui conseilla de rester chez sa mère à Leon et de ne pas regagner Fabero où il risquait d’être arrêté et exécuté à la place de son frère.

Il commença alors à suivre des cours pour passer le baccalauréat. Au printemps 1938 il fut mobilisé par les autorités franquistes au Régiment n°31 à Lugo puis fut envoyé sur le front de Teruel, où sa qualité d’étudiant lui permit d’obtenir un poste à l’Etat major loin des combats. A la fin de la guerre civile il fut transféré avec son régiment à la base aérienne de Leon où il fut envoyé à la base météorologique qu’en quelques semaines il fut capable de gérer seul. Il profita de ce poste pour renforcer ses connaissances en mathématiques, trigonométrie, physique et sciences naturelles.

Le 21 juillet 1940, son frère César Terrón Abad était tué dans un accrochage et la police saisissait des papiers prouvant qu’Eloy avait été dans le groupe. Il était aussitôt arrêté par la police militaire et interné à Ponferrada puis emprisonné à Leon pendant une année avant qu’un conseil de guerre le condamné à six mois et un jour de prison pour « adhésion à la rebellion ». Pendant toute sa période d’internement Eloy pourra lire de nombreux livres tant scientifiques que littéraires et poursuivre son éducation.

A sa libération de prison il commença malgré les difficultés à étudier sérieusement jusqu’à obtenir une licence de philosophie et lettres en 1948 puis en 1952 à gagner Madrid pour y être professeur dans un collège pendant cinq ou six ans puis à la Faculté de Philosophie et Lettres comme professeur d’histoire ancienne tout en préparant son doctorat sur « l’importation de la philosophie Krausiste en Espagne ».

En 1965 il démissionna en solidarité avec le professeur José Luis Aranguren expulsé de l’université pour s’être solidarisé avec les professeurs Tierno Galvan et Agustin Garcia Calvo. Il ne reviendra à l’université qu’en 1979 après la mort de Franco.

Eloy Terrón Abad, qui avait été également président du Club des amis de l’UNESCO, directeur de l’association « Guillermo Humboldt » (relations entre les peuples d’Espagne et de République démocratique allemande) et président de la Fondation 1er Mai des Commissions Ouvrières (CCOO) est mort à Madrid le 25 ami 2002 et selon ses vœux a été incinéré puis ses cendres ont été dispersées dans un champ de son village natal où il jouait enfant

Œuvre : Escritos de Julian Sanz del Rio (Ed. Cultura populars, Barcelona, 1968).- Sociedad e ideologia en los origenes de la España contemporanea (Peninsula, 1969).- Posibilidad de la estetica como ciencia (Ayuso, Madid, 1970).- Ciencia, tecnica y humanismo (Madid, 1973).- Educacion religiosa y alienacion (sous le psudonyme « Toribio Perez de Arganza », Madrid, 1983). – España encrucijada de culturas alimentarias (Madrid, 1992). – Los trabajos y los hombres (Endymion, Madid, 1996). – Cosmovision y conciencia como creatividad (Madid, 1997). – La cultura y los hombres (Madrid, 2002).


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