A la fin du mois de juillet 1947, Francisco Arago Borillo avait demandé à la CNT en exil l’envoi de militants en Espagne pour l’aider dans son travail d’organisation et de propagande dans la comarcale du Bas Llobregat. Deux groupes furent aussitôt formés dont l’un était formé par Pedro García Avellaneda, Francisco Sánchez Berenguer, Saturnino Sanz Velilla, Miguel Haro et Antonio Vicente Baraza. Ce groupe fut infiltré sans problèmes en Espagne par Ramon Vila Capdevila Caraquemada.
C’est alors qu’ils tentaient de se ravitailler dans un petit village près de Terrassa qu’en août furent capturés Francisco Sánchez Berenguer et Saturnino Sanz Velilla, puis peu après les autres membre du groupe.
En septembre furent à leur tour capturés les membres du deuxième groupe dont faisaient partie Felipe Langa Heras, Julian Nuñez Gil, Cristobal Castellvi, Manuel Andreu Cubero, José Asensio, Manuel Ruiz Morandeira et Avelino Marce ainsi que Luis Agustin Vicente El Metralla. En tout ce sont vingt six militants de la région qui seront arrêtés.
Transférés à Barcelone, tous seront torturés pendant quarante deux jours dans les cachots de la Préfecture de police. Accusés entre autres d’un sabotage à l’usine Sanson de San Feliu de Llobregat et d’attentats commis entre mai et août 1947 contre les pylônes à haute tension électrique de la Compagnie Riegos y Fuerza del Ebro, ils seront inculpés de “Banditisme et terrorisme”.
Tous, à l’exception de Luis Agustin Vicente qui était parvenu à s’évader le 28 septembre 1952, furent traduits devant un conseil de guerre réuni à Barcelone en mars 1953. Francisco Sánchez Berenguer a été condamné à une peine de 12 ans de prison avec Pedro García Avellaneda, Manuel Andreu Cubero, Manuel Ruiz Morandeira, Tomas Sanz, Avelino Marce, Francisco Aragó Borillo et Saturnino Sanz Velilla tandis qu’étaient prononcées deux peines de trente ans de prison, une de vingt cinq ans, une de vingt ans, quatre de huit ans, cinq de trois ans, deux de six mois et que trois des accusés étaient acquittés.