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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

OLIVERA, Mariano
Né à Castejon del Puente (Huesca) – mort en 1995 - MLE – CNT – Groupe d’Agustin REMIRO MANERO – Huesca (Aragon) – Andorre – Tarascon (Ariège)
Article mis en ligne le 4 mai 2012
dernière modification le 10 novembre 2023

par R.D.

Mariano Olivera, qui avait fait son service militaire à Melila et s’était marié en 1932 avec Maria Puyuelo, militait à la CNT de Castillon del Puente (Huesca). Lors de la révolution il participa à la Collectivité locale jusqu’en 1937 où, pour échapper aux troupes communistes de Lister, il s’intégra à l’unité de guérilleros d’Agustin Remiro Manero.

Blessé, il fut évacué en France lors de la Retirada, puis, après avoir été soigné à Marseille, fut interné aux camps du Barcarés, d’Argelès et du Vernet. Sa compagne, Maria Puyuelo, opérée de la colonne verticlale, était restée hospitalisée à Lerida.

Pendant l’Occupation il travailla sur des barrages et comme charbonnier et participa comme guide à de nombreux passages de frontières dans les Pyrénées. Après avoir échappé à plusieurs reprises à Tarascon (Ariège) à une arrestation par les Allemands ou par les gendarmes français, il alla s’installer en Andorre où sa maison allait servir de refuge et de point d’appui à de nombreux clandestins et où il fut rejoint par sa compagne.

Sur le point d’être arrêté par la police franquiste, il repassait en France et s’installait définitivement à Tarascon sue l’Ariège où ilallait militer à la FL-CNT. Manuel Olivera, dont la compagne Maria Puyuelo était morte en 1962, est décédé à Tarascon en 1995.


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