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MIRACLE GUITART, Antonio
Né le 20 novembre 1930 à Brafin (Tarragone) – tué le 3 janvier 1960 - Employé de banque puis Maçon – FIJL – MLE – CNT – Groupe de Francisco SABATE LLOPART « QUICO » - Barcelone (Catalogne) – Lyon (Rhône) – Clermont Ferrand (Puy-de-Dôme)
Article mis en ligne le 16 janvier 2012
Dernière modification le 29 juillet 2016

par R.D.
Antonio Miracle Guitart

Passé en France ave ses parents lors de la Retirada, Antonio Miracle Guitart y avait adhéré après la Seconde Guerre Mondiale à la Fédération Ibérique des Jeunesses libertaires (FIJL) en exil.

Au début des années 1950 il rentrait en Espagne et s’établissait à Barcelone où il allait travailler comme employé de banque et participait aux Jeunesses libertaires.

de g. à d. : X, V. Llansola, Antonio Cañete, Antonio Miracle, (accroupi) Aurelio Miguel - Vierzon, 1959

En décembre 1953 le secrétariat intercontinental (SI) de la CNT en exil envoyait à Barcelone Diego Camacho Escamez pour y monter une imprimerie qui puisse éditer clandestinement la presse confédérale et libertaire. Ce dernier contactait alors Manuel Llatser Tomas Rosendo, Antonio Miracle Guitart, Antonio Ramia Antequera et Gaspar Lloret de Aguilar qui allait former l’équipe éditant à partir de juin 1954 Solidaridad Obrera et CNT à Barcelone.

Suite à la chute le 9 mai 1955 de l’imprimerie clandestine, Antonio Miracle était arrêté avec Manuel Llatser, Juan Vicente Castells, Primitivo Llansola Renau, Maria Mas Casas, Vicente Llansola et Dolores Cabañas Montanés. Après avoir été emprisonné plusieurs mois, Antonio Miracle était remis en liberté conditionnelle après avoir versé une caution.

En novembre 1957 il repassait en France où en 1958 il était le secrétaire à la propagande des Jeunesses libertaires (FIJL) de Lyon, puis, l’année suivante, le secrétaire de la FIJL de Clermont Ferrand où il travaillait alors comme manœuvre dans le bâtiment. Passionné de cinéma , il donnait également des cours d’espagnol e d’esperanto dans le cadre des activités culturelles de la CNT de Clermont et collaborait au Boletino Rodano Alpes.

Il participait en 1959 au Plenum de la CNT tenu à Vierzon, puis acceptait d’accompagner en Espagne Francisco Sabaté Llopart Quico. Les 28 ou 29 décembre 1959, avec Rogelio Madrigal Torres, Francisco Conesa Alcaraz et Martin Ruiz Montoya, il passait en Espagne avec Francisco Sabaté Llopart. Attendus et pourchassés par d’importantes forces de la Guardia Civil, les cinq hommes étaie t localisés le 3 janvier 1960 au Mas Clara, commune de Sarra de Ter, entre Banyoles et Gérone. Dans l’assaut et l’affrontement qui durait plusieurs heures, Francisco Sabaté Llopart et Martin Ruiz Montoya étaient blessés tandis qu’Antonio Miracle Guitart et Rogelio Madrigal Torres étaient tués en tentant une sortie. Martin Ruiz, qui s’était caché après avoir été blessé, était abattu le lendemain matin lors de l’investissement du Mas et Francisco Sabaté Llopart, qui, à la faveur de la nuit, était parvenu à rompre l’encerclement et à grimper dans un train, était abattu le 5 janvier à San Celoni dans les faubourgs de Barcelone.

Le 5 avril 1960, trois mois après sa mort, Antonio Miracle Guitart était jugé par défaut et condamné lors du procès concernant l’imprimerie clandestine de Solidaridad Obrera à Barcelone.


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