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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

HUET PIERA Manuel « El MURCIANO »
Né à Valence en 1908 – mort le 24 octobre 1984 - Chauffeur de taxi ; mécanicien - MLE – FAI – CNT – Barcelone (Catalogne) – Valence (Levant) – Sète (Hérault) - Paris – Ceret (Pyrénées-Orientales)
Article mis en ligne le 30 mai 2010
dernière modification le 22 mai 2024

par R.D.
Manuel Huet Piera (1938)

Manuel Huet Puera (parfois Riera), travaillait comme chauffeur de taxi à Barcelone. Au début de la guerre civile il fut aviateur et fit partie, au sein du Comité central des conseils d’ouvriers et de soldats, des groupes chargés de la sécurité appelés nanos de Eroles et commandés par Dionisio Eroles Battlo. Membre du groupe anarchiste Fructidor, formé de militants des syndicats du transport et de l’alimentation, il demanda en janvier 1937 son intégration à la Fédération anarchiste ibérique (FAI). Á la fin de la guerre il avait le grade de Capitaine dans l’aviation.

Début février 1939 il passait en France avec le compagnon José Vidal Vidalet. Après avoir évité les contrôles de gendarmerie, ous deux gagnaient Perpignan où, au local de la Solidarité internationale antifasciste (SIA) leur avait été donné quelque argent leur permettant de quitter la zone. Via Bordeaux ils avaient ensuite gagné Paris et s’étaient mis au service du Conseil national de la CNT dont Mariano Vazquez était le secrétaire. Afin de faciliter l’évacuation vers la France de compagnons, le conseil avait alors décidé d’établir des bases dans divers ports de la Méditerrranée. Manuel Huet avait été envoyé à Sète (Hérault) pour y organiser un réseau.
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Lors de la déclaration de guerre en septembre 1939, il tenta de sengager dans l’armée française, mais refusa de s’enrôler dans la Légion Etrangère. Après avoir reçu l’autorisation de participer aux vendanges, puis avoir obtenu un permis de résidence de 3 mois, il se faisait embaucher come mécanicien naval sur le Dora, un petit bateau à moteur battant pavillon panaméen.

En septembre 1940, lors d’une rafle, Manuel Huet état arrêté à Sète avec Juan Vidal Vidalet. Tandis que ce dernier étatit interné au camp du Vernet, avant d’être déporté à Djelfa en Algérie, Manuel Huet, suite à l’intervention de son patron, était libéré. Il fit alors embaucher à bord du Dora comme cuisinière la camarade Segunda Montero dite Conchita et La Pequeña. Dès le mois d’octobre, il assura bord du Dora à l’évacuation de familles de diamantaires juifs d’Anvers à destination de Lisbonne (via Gibraltar et Casablanca) où ils parviendront à embarquer pour les Etats Unis.
A Sète et avec l’aide de Conchita, il allait assumer l’aide apprtée à des dizaines de réfugués espagnls évadés des camps d’internement ou des trauns qui es reconduisaient en Espagne.

En septembre 1941 il fut cotacté par Francisco Ponzan Vidal et s’intégra à son réseau et celui du réseau de réistance Pat O’Leary. chargé de l’évacuation de militaires alliés (belges, polonais, britanniques), de personnalités rechechées et de juifs. A cette fin, il fut chargé de l’achat d’un petitbateau à moteur permettant d’assurer ces évacuations vers les côtes catalanes ou valenciennes. Il profitait de ses séjours en Espagne pour y assurer des missions de la CNT.
Jusqu’au mois de novembre 1942, il assura l’évacuation de près de 2.000 personnes.

En mars 1943, suite à l’arrestation d’un couple belge par la Gestapo, Segunda Montero Conchita avait été arrêtée, remise aux autorités françaises et internée à la prison de Montpellier. Sur interventin de membres de la Résistance, elle était toutefois rapidement libérée. Elle reprenait alors ses activités avec Huet qui était également chargé d’organiser des évacuations à partir de Marseille et de Cannes. Tous deux furent alors infomés par la Résistance qu’ils étaient totalement "cramés" et recherchés par la Gestapo. Munis de faux papiers, tous deux furent alors embauchés par un Office de placement allemand pour aller travailler à Vienne (Autriche) où ils allaient rester de juin 1943 à mai 1944 (cf. Témoignage de Manuel Huet)

En mai 1944 Manuel Huet gagnait Paris où en août il participait aux combats pour la Libération. Les 24-25 août, avec notamment Jes copagnons Juan Zafon, Tiragomas, Liberto Ros, Lazaro Beltran, Vidal, Puerto et Juio Hernandez, il participait aux combats devant la Chambre des députés. Avec Zafon, sa compagne Lucia Rueda accompagnée par les compagnes Libertad et Conchita Manuel Huet allait le 25 août Place de la République pour y acceuillir les half tracks de la Nueve (Guadalajara, Teruel). Pris sous le feu de soldats allemands réfugués dans un immeuble près des Grands Magasins Réunis, Huet, qui s’était emparé d’un fusil et Zafon pénétraient l’immeuble où Huet, dans l’allemand qu’il avat appris à Vienne, obtenait la reddition des 5 soldats allemands qi s’y trouvaient et qui furent ensuite lynchés par la foule (témoignages de Lucia Rueda & de Juan Zafon)

Après la Libération de Pris et peu avant l’offenssive sur l’Alsace, Manuel Huet avait rejoint "clandestinement" la 2è DB avec les compagnons Liberto Ros, Joaquin Blesa, Rosalench, Garcia et Mariño où ils furent admis "officiellement" dnas la Nueve par le copagnon Campos. Ils étaienent notamment chargés à bord du half-track Kanguru de la récupération sur les champs de batailles d’armements divers et matériels destinés aux groupes d’action en Espagne. Ils allaient ainsi assurer cette mission pendant plusieurs mlois et acheminer régulièrement ces armes vers Paris ou constituer, notament dans le Vosges, des dépôts qui seront asuite récupérer par des copagnons.

Manolo Huet s’installait ensuite à Ceret (Pyrénées-Orientales) où il appuya et aida les groupes d’action qui passaient en Catalogne.

Ce n’est qu’en 1974 qu’il commecera auprès des autorités françaises à demander les titres d’ancien Résistant e combatant.

Manuel Huet Piera est décédé le 24 octobre 1984 des suites d’un accident de circulation à Lerida.


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