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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

ALVAREZ CANOSA, Emilio « PINOCHO »
Né à Madrid en 1915 - Nouvelle-Castille - Catalogne - Dordogne - Haute-Vienne
Article mis en ligne le 11 décembre 2006
dernière modification le 24 juillet 2024

par R.D.

Pendant la guerre civile Emilio Alvarez Canosa avait été commandant de la 46e Division et blessé à cinq reprises à Guadarrama, Madrid et lors de la bataille de l’Ebre.

Emilio Alvarez Canosa

Exilé en France à la fin du conflit, il y participait pendant l’occupationà la résistance contre les nazis et organisait avec José Gonzalo Usón le maquis de la région de Salandre. Il effectuait de nombreux sabotages, en particulier de voies ferrées, en Dordogne et en Haute-Vienne. Il avait participé également à la libération de 161 prisonniers politiques de Riom et le 10 juin 1944 de 80 prisonniers de Nontron dont Germinal Esgleas de la CNT, cinq membres du comité central du parti communiste et le commandant FFI Jean Chaintron. Son action dans la résistance lui vaudra cinq décorations et la légion d’honneur.

A l’automne 1944 Emilio Álvarez Canosa Pinocho participait à l’opération Reconquista de España et le 17 octobre 1944 commandait la 471° Brigade de l’Agrupación de Guerrilleros en Francia qui pénétrait au Vall d’Aran par la Sierra de Campirbe. Après avoir subi une trentaine de pertes (blessés et tués) et sans attendre les ordres, il ordonnait le repli vers la France le 21 octobre. Á son arrivée à l’Etat-major de Montrejeau, et craignant sans doute d’être liquidé, il rédigeait un rapport cosigné par ses adjoint, où il dénonçait l’opération et l’inhumanité de certains ordres reçus, comme celui d’achever les guérilleros blessés.


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