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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

CASTILLEJO JIMENEZ, Norberto « VENENO » ; « TENIENTE VENENO »
Né à Santa Eufemia (Cordoba) en 1914 - tué le 21 avril 1947 - FAI - CNT - Santa Eufemia (Cordoba) - Groupe d’Eugenio COLLADO RODRIGUEZ “CORRUCO”, de Francisco CORCHADO SILVEIRA “LAZARETE” & de Norberto CASTILLEJO JIMÉNEZ “VENENO” - Ciudad Real (Nouvelle-Castille) & Cordoba (Andalousie)
Article mis en ligne le 22 mai 2007
dernière modification le 24 juillet 2024

par R.D.
Norberto Castillejo Jimenez “Veneno”

Militant anarchiste de Santa Eufemia (Cordoba), Norberto Castillejo Jiménez Veneno avait participé en juillet 1936 à la résistance des ouvriers de Santa Eufemia qui, aidés par les mineurs de Almadén et des miliciens venus de Conquista, empêchèrent le succès de l’insurrection militaire : Santa Eufemia restera aux mains de la République jusqu’au 26 mars 1939.

Dénoncé après la victoire franquiste, Norberto Castillejo Jiménez avait été emprisonné à deux reprises mais avait été à chaque fois remis en liberté. Norberto Castillejo Jiménez gagnait la sierra en mai 1940 pour échapper à une troisième arrestation. Ses parents et ses frères allaient alors être l’objet de persécutions et de tortures de la part des légionnaires stationnés à Santa Eufemia.

Norberto Castillejo a d’abord été membre du groupe du communiste Eugenio Collado Rodríguez Corruco dont faisaient également partie les militants anarchistes Fernando Maraña Falcón El Joven et Eusebio Liborio Lombardia Lavija. Il a été ensuite membre du groupe de Francisco Corchado Silveira Lazarete qui s’était évadé en septembre 1940 de la prison d’Hinojosa del Duque (Cordoba). Puis Norberto Castillejo Jiménez avait décidé de prendre son indépendance et de constituer son propre groupe avec Manuel Fernandez Fernández Secretario, ancien responsable d’une collectivité de la CNT de Santa Eufemia ; et avec des fugitifs de Belalcazar (Cordoba).

Après la constitution début 1945 de la 2e Agrupación dans la zone de Ciudad Real et l’autoproclamation du militant communiste Ramón Guerreiro Gómez Julio comme chef d’Etat major, les guérilleros anarchistes et socialistes refusaient la férule communiste. Lors d’une grande réunion de guérilleros il était décidé d’adhérer à l’Alliance Nationale des Forces Démocratiques (ANFD), Ramón Guerreiro Gómez était destitué et remplacé par les anarchistes Eusebio Liborio Lombaria Lavija et Norberto Castillejo Jiménez Veneno devenait le responsable du 2e groupe de guérilleros de l’Ejercito del Centro. La zone de Santa Eufemia, à la limite des trois provinces de Cordoba-Badajoz- Ciudad Real, était d’une grande importance stratégique pour la guérilla car elle servait de point de passage entre les groupes de Cordoba et de Ciudad Real. Á partir de l’automne 1945 les guérilleros communistes feront bande à part sous l’autorité de Ramón Guerreiro Gómez et recevront des renforts de la région de Jaén. Quand aux hommes de Norberto Castillejo ils conserveront leur indépendance.

Dans la soirée du 20 avril 1947, Veneno et trois de ses hommes s’approvisionnaient dans la zone d’Almaden (Ciudad Real), à la ferme Los Maturos, district de Caracollera. Ils étaient dénoncés à la Guardia Civil d’Almaden qui au matin du 22 organisait une battue. Dans l’affrontement était d’abord tué Manuel Martínez De La Maza El Mera délégué du Comité National de la CNT puis Norberto Castillejo Jiménez Veneno tandis qu’était capturé Abelardo Tena Gómez Timochenko et que, blessé, Manuel García Peco El Templao parvenait à s’échapper, avant d’être à son tour capturé suite à la trahison de Abelardo Tena Gómez qui, ayant accepté de collaborer avec la Guardia Civil, avait indiqué sa cachette. Traduit devant un conseil de guerre le 6 juillet 1949, Manuel García Peco a été condamné à mort et fusillé le 24 août tandis que Abelardo Tena Gómez était condamné à vingt ans ; il sera libéré en juin 1952 suite à sa collaboration avec la Guardia Civil.


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