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Los de la sierra 1936-1975
Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes

Le dictionnaire des guérilleros et résistants antifranquistes, tente de répertorier les hommes et femmes de toutes tendances (anarchistes, communistes, socialistes, sans parti) ayant participé pendant près de quarante ans, (1936-1975) souvent au prix de leurs vies ou de longues années de prison et souvent dans une indifférence générale, à la lutte contre la dictature franquiste. Ce travail a été commencé il y a plus de vingt ans par l’historien libertaire Antonio Tellez Sola (1921-2005) en collaboration avec Rolf Dupuy du [*Centre International de Recherches sur l’Anarchisme*] (CIRA).

CORTES LINARES, Emmanuel
Né le 9 septembre 1912 à Esponella (Gérone) – mort en octobre 2005 - Ouvrier du bâtiment- FIJL - MLE – CNT – Reconquista de España - Gerone (Catalogne) - Lilmoges (Haute-Vienne) - Brive (Corrèze).
Article mis en ligne le 24 avril 2024
dernière modification le 22 mai 2024

par R.D.

Après avoir féquenté l’école élémentaire de San Lorenzo de Muryns (Lerida), Emmanuel Cortes Linares, né dans une famille ovrière, avait été placé à l’âge de 13 ans au séminaire de Solsona dont il allait s’évader à deux reprises. Sonpèrfe l’avait alors embauché avec lui à la construction du monastére de Queralt-Berga et sur d’autres chantiers.

Lors de son service militaire à Seo de Urgel, il avait adhéré aux jeunesses libertaires (FIJL) et avait participé à la fondation de la CNT.

Lors du coup d’État franquiste de juillet 1936, venant d’Andorre, il avait regagné Seo de Urgel d’où avec un groupe de miliciens il était allé à Tamarite de Litera d’où le groupe était parvenu à expulser la Guardia Civil. Puis i avait été nommé secrétaire de la comarcale et chargé de l’organisation des collectivités de Seo de Urgel. Suite aux persécutions staliniennes de mai 1937, il s’était engagé dans la 127e Brigade mixte de la Colonne Roja y Negra.

A la fin de la guerre il avait été fait prisonnier dans la nasse d’Alicante et avait été interné aux camps de Los Almendros et d’Albatera dont il parvint à s’évader en avril 1939. Après avoir vécu caché quelque temps à Elche, Gandia et Seo de Urgel il était passé en Andorre dont il fut expulsé en France. Interné aux camps d’Argelés puis d’Agde il fut envoyé dans une Compagnie de travailleurs étrangers (CTE) à Curveis de Gatineau puis, pendant l’Occupation, à l’arsenal de Limoges. Il adhéra à l’Agrupacion cenetista de Union nacional (UNE) s’intégra par la suite à la Résistance dans le maquis de Laflêche dans la zone de Tarascon et de la rivière de Mensac (Corrèze).

A l’automne 1944 il avait participé aux oipération de pénétration au Val d’Aran dans le cadre de l’opération Reconquista de España. Après sonretour en France il s’était établi à Brive la Gaillarde.
En 1980 i était revenu enEspagne à Tarragone et avait milité à la CNT de Villanueva y la Geltru et à l’association culturelle écologiste Natura.

Emmanuel Cortés Linares est mort en octobre 2005 à Brive (Corrèze) où il a été incinéré.


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