NUNEZ TARGA, Mercedes « Paquita COLOMER »

Née à Barcelone en 1911 - JSU – PSUC – Barcelone (Catalogne) – La Corogne (Galice) – Carcassonne (Aude)
dimanche 27 octobre 2013
par  R.D.
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Née d’un père galicien et d’une mère catalane, Mercedes Nuñez Targa avait commencé à travailler très tôt malgré l’avis de ses parents. Elle fut notamment la secrétaire de Pablo Neruda lorsque ce dernier était consul du Chili à Barcelone. Militante de la Jeunesse Socialiste unifiée (JSU), elle était également membre de l’Ateneo Enciclopedic Popular et des Amics del Sol. Pendant la guerre elle travailla comme secrétaire au siège du Comité central Parti Socialiste unifié de Catalogne (PSUC) situé dans l’immeuble La Pedrera.

Lors de la Retirada en janvier 1939, elle fut envoyée en Galice à la Corogne pour y réorganiser le PCE. Arrêtée en novembre 1939 elle fut transférée en janvier 1940 à la prison de Las Ventas à Madrid où elle côtoya les « 13 roses », 13 jeunes filles condamnées à mort puis fusillées. Elle fut condamnés par un conseil de guerre à 12 ans et un jour de réclusion pour « aide à la rébellion ». Suite à une erreur dans le traitement du dossier, elle fut remise en liberté provisoire en 1942, gagna Barcelone puis passa en France où elle fut internée au camp d’Argelés.

Dès sa sortie du camp et sous le nom de Paquita Colomer, elle participa à l’organisation du groupe d’aide Solidaridad Española notamment au sein du 422ème Groupe de travailleurs étrangers (GTE). Elle s’intégra à la Résistance en janvier 1943. Installée à Carcassonne, son domicile de la rue Fabre servit d’abri aux guérilleros après des actions menées contre les nazis. Nommée sergent FFI-FTP du 5ème Groupement de guérilleros espagnols de l’Aude, elle collabora également avec le photographe Agusti Centlles à la fabrication de faux papiers.

Suite à une dénonciation, elle fut arrêtée par la Gestapo le 25 mai 1944 à Carcassonne avec 11 autres résistants espagnols dont Amantegui, Mascaro, Terrades, Miralles, Mari Font, Soriano et Juan Lopez tous membres du 422ème GTE. Interrogée au siège de la Gestapo, elle fut ensuite transférée au Fort de Romainville, puis au camp de concentration de Sarrebruck avant d’être déportée au camp de concentration de Ravensbrück où elle aura le matricule 43.225.

Libérée le 14 avril 1945 par les troupes allemandes, elle fut renvoyée le mois suivant en France très affaiblie et avec de graves séquelles. Toutefois, le 27 juillet 1945, elle participa comme témoin à charge, au procès en assises à Carcassone de René Bach, son tortionnaire au siège de la Gestapo.

Le 7 février 2009, une rue au nom de Mercedes Nuñez Targa a été inuagurée à Vigo en même temps que 5 autres rues aux noms de femmes victimes du franquisme.


Sources : Bulletin de l’amicale des anciens guérilleros espagnols, février 2009 (article de son fils Pablo Iglesias Nuñez)// E. Pons Prades "Republicanos españoles en la 2a guerra mundial...", op. cit.//


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