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FERNANDEZ RAMON, Serafin « O SANTEIRO » ; « O FILLO DO SANTEIRO »
Né à Guimara - Peranzanes (Leon) en 1915 - tué le 6 décembre 1947 - Mineur - MLE - CNT - Groupe de Serafin FERNÁNDEZ RAMÓN "SANTEIRO" - Leon & Oviedo (Asturies)
Article mis en ligne le 1er février 2008
Dernière modification le 30 mars 2013

par R.D.

Après la proclamation de la République Serafin Fernández Ramón Santeiro militait au Syndicat unique minier (SUM-CNT) de Fabero (Leon) avec entre autres César Terron Abad. Son surnom de Santeiro venait de son père -assassiné avant guerre par un voleur- qui gagnait sa vie en portant d’un lieu à l’autre la vierge de Trascastro. Pendant la guerre il a été milicien sur le front asturien dans le Bataillon 210 commandé par l’anarcho-syndicaliste Higinio Carrocera Mortera. En ocotbre 1937, après la chute du front nord, Serafin Fernandez Ramon avait regagné le Leon où la première chose qu’il fit , fut d’abattre l’assassin de son père. En 1938, il était responsable d’un groupe guérillero dans la zone de Peranzanes(Leon) et San Antolin de Ibias (Asturies) formé quasi intégralement de mineurs cénétistes dont Manuel Bermúdez Fernández O Asturiano, Arturo Martínez, Arturin, Xoqui, Antonio Vega Guerrero Rizoso, Venancio Seoane Rouso Pasoslargos, Amadeo Ramón Valledor, Gerardo Cañedo González, Domingo Villar Torres, El Chato De Teijera et d’autres anciens prisonniers échappés du camp de Fabero.

Groupe de Serazfin Fernandez Ramon

Il a été ensuite actif à partir de 1941 au Leon dans la zone de Cangas de Onis (Bierzo) et est devenu l’un des chefs légendaires de la guérilla tout en n’appartenant pas à la Federación de Guerillas de Leon-Galicia. Auteur de nombreux sabotages, d’occupations de villages et d’interception d’autocars des lignes régulières, il a été accusé en particulier par le Guardia Civil F. Aguado Sanchez d’un très grand nombre d’assassinats et de vols qui furent en fait commis par de vulgaires malfaiteurs, comme le reconnut plus tard le lieutenant colonel de la Guardia Civil E. Munilla Gomez : « …L’expérience révèle qu’une grande quantité de faits qui se sont produits dans les zones de bandoleros, n’ont pas été leurs faits, mais ceux d’habitants mettant à profit leur présence ». (cf. Revista de estudios historicos de la Guardia Civil, n°2, 1968, pp. 141-42). César Rios Rodrigues de la Fédéracion de Guerrillas Leon-Galicia témoigna de son coté : « El Santeiro était un anarchiste fuyant toute discipline, mais qui avait mis au service de la Fédération la majeure partie des points d’appui qu’il avait dans les vallées de Fornela et Ancares où il était très connu. Il maintenait de bonnes relations avec nous et s’était engagé à ne commettre aucune action condamnée par la Fédération. Périodiquement il agissait avec le quatrième groupe de guérilla de la Primera Agrupacion dont faisait partie son cousin Amadeo Ramon Valledor. C’est la raison pour laquelle il était avec moi lors de l’embuscade tendue par la Guardia Civil entre Pobladura et Pardiña dans laquelle quatre d’entre nous ont été blessés…Il faut savoir que certains des actes barbares qui nous ont été attribués, ont été le fait d’undividus anonymes qui, profitant des circonstances, agissaient en notre nom, quand ils n’étaient pas, de façon perverse, manipulés par les forces répressives pour nous discréditer » (cf. Lettre de Rios à S. Serrano, du 5 juin 1985).

Le 27 juillet 1947 il fit partie d’un groupe de sept guérilleros dont Edelmiro Alonso García, Amadeo Ramón Valledor, Manuel Gutiérrez Abella, Adoracion Campo Cañedo et César Rios Rodriguez qui tentaient de passer en France et étaient accrochés près de Pobladura par la Guardia Civil ; tous avec trois blessés parvenaient à regagner leur point d’appui. Après cet échec Santeiro se retirait dans le Fabero à Fontoria dans la maison d’un de ses agents de liaison qui le 5 décembre était encerclée par la Guardia Civil. Santeiro parvenait à s’enfuir avec trois de ses compagnons et le propriétaire de la maison. Tous parvenaient à se réfugier dans une maison de Penedelo où Serafin Fernandez Ramon, miné par la tuberculose, aurait décidé de se suicider.

L’historien S. Serrano qui a personnellement enquêté sur ce cas et a réfuté les versions disant qu’il a été tué par les forces de répression, précise : « Ce qui est certain, c’est que le 6 décembre, à 2km de Penedelo, des villageois le trouvaient assis, le dos appuyé contre un arbre qui traversait un ruisseau. Il avait neigé et les traces sur la neige prouvaient que le cadavre n’avait pas été amené là. La masse encéphalique épartpillée sur la neige et le pistolet à portée de sa main prouvaient la nature de sa mort. Alors que le cadavre était déjà rigidifié – selon le certificat de décès, la mort était survenue le 6 à 16h. – in membre du Somaten avait eu le courage de tirer plusieurs fois dessus. Santeiro portait une veste bleue, un pantalon de velours noir et un béret. Et aussi une paire de belles bottes qui, plus tard et à la stupeur des villageois, seront vues aux pieds d’un phalangiste de la région ».


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