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RODRIGUEZ GONZALEZ, Francisco « FRASCO EL JEREZANO »
Né le 15 février 1894 à Bornos (Cadix) - Journalier – PS – CNT - Cadix (Andalousie)
Article mis en ligne le 3 novembre 2013

par R.D.

Président du syndicat CNT de Bornos (Cadix) et militant du Parti syndicaliste, Francisco Rodriguez Gonzalez Frasco el Jerezano avait été l’un des deux représentants du parti syndicaliste à la Commission de gestion de la commune après le triomphe du Front populaire lors des élections législatives de février 1936.

Le 19 juillet 1936, il participa à une réunion avec le maire socialiste Antonio Garrido Jimenez et les divers conseillers de gauche dans l’intention d’organiser une colonne, mais les armes détenues à la caserne leur fut refusé par le responsable de la Guardia Civil qui, le jour même , déclara l’état de guerre. Le lendemain 20 juillet, il abandonnait Bornos y laissant sa compagne et leurs 5 ennfants et échappant à la répression : 10 des 13 conseillers de gauche et son frère José seront assassinés dans les jours qui suivirent.

Après être passé par Jimena de la Frontera et Manilva, Francisco Rodriguez Gonzalez gagna Malaga. Trop vieux pour être mobilisé, il travailla par la suite comme cantonnier dans la province de Grenade, puis comme aide cuisinier pour un régiment de cavalerie à Mamomolejo (Jaén) et à des travaux agricoles à Higuera de Arjona.

Revenu à Bornos le 10 avril 1939, il fut arrêté interné à la prison municipale, puis fut transféré le 20 novembre au Fort de San Lucar de Barrameda. Traduit devant un conseil de guerre tenu à San lucar le 27 janvier 1940 où le procureur demanda une peine de mort, il fut condamné à 6 ans et un jours de réclusion pour « excitation à la rébelion militaire » et fut transféré le 8 février 1940 à la prison provinciale de Cadix, puis en mars 1941 au pénitencier de Puerto de Santa Maria.

Remis en liberté conditionnelle début avril 1941, il rentra à Bornos et trouva un travail précaire de 2 mois comme ouvrier agricole. Il sollicita à cette époque – où il y avait peu de travaux agricoles à Bornos – l’autorisation nécessaire aux libérés conditionnels pour pouvoir se déplacer et aller travailler sur d’autres districts, mais n’obtint aucune réponse, restant avec sa famille dans une condition très précaire et en attendant l’ouverture de la prochaine campagne de récolte des olives.


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