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REMIRO MANERO, Agustin « El ROYO » ; « MANGON »

Né le 28 août 1904 à Epila (Saragosse) – tué le 21 juin 1942 - FAI – CNT – Groupes d’Agustin REMIRO MANERO & de Francisco PONZAN VIDAL – Saragosse (Aragon) – France

vendredi 21 septembre 2012, par R.D.

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Agustin Remiro Manero (1937)

Né dans une famille de modestes paysans qui auront 12 enfant - dont seuls 5 survivront : Roman, Pilar, Agustin, Tomasa et Santos - Agustin Remiro Manero avait dû, dès l’âge de 10 ans, aider aux travaux des champs et n’avait fréquenté l’école que occasionnellement. Toutefois il était passionné de lecture et fut marqué par un ouvrage sur la semaine sanglante et l’éxécution de Francisco Ferrer et en 1919 adhéra à la CNT.

En 1925 il partait pour deux ans au service militaitre en Afrique où son caractère rebelle lui valut de finir dans un baytaillon disciplinaire. A son retour à Epila (Saragosse) il formait un groupe anarchiste et allait déployer une très grande activité pendant la dictature de Primo de Rivera, établissant des liaisons entre les groupes en Aragon et le reste de la péninsule. A cette époque il travaillait alternativement aux champs et à la sucrerie d’Epila.

Lors de la proclamation de la République en 1931, il était l’un des principaux anaimateurs de la CNT d’Epila qui comptait alors 600 adhérents. Il participa à ce moment à de nombreux meetings et réunions notamment auc cotés de Vicente Ballester Martinez et de Francisco Ascaso. En janvier 1932, lors de la grève de la sucrerie, il était le secrétaire de la comarcale et participa activemnt à ce conflit dans lequel furent tués et blessés plusieurs cénétistes. Très actif lors des évènements d’octobre 1934, sa personnalité n’était pas passé inaperçu et il fut approché par la Phalange qui lui proposa d’en devenir le secrétaire, ce qu’il refusa évidemment.

Au moment du coup d’état de juillet 1936, il se trouvait à Used où il participaut aux récoltes. Revenu le 21 juillet à Epila, il y participait prendant quatre jours à la résistance du village, puis le 26, avec 400 réfugiés franchissait l’Ebre pour gagner la zone républicaine. A Aguiler del Ebro (Saragose), il s’intégrait à la Colonne Durruti où il était nommé responsable de la 11ème centurie. Puis avec les membres du groupe guérillero La Noche commandé par Gallart, il commençait à effectuer des opérations pour aller chercher des compagnons restés derrière les ligne franquistes. Le 21 septembre il participaot à la prise du village de Fuentetodos.

Lors de la militarisation, il s’incorporait à la 118ème Brtigade (25ème Division) de Victorio Castan Guillén où il fut le responsable du groupe guérillero Los Iguales chargé des opérations en territoire ennemi. C’est son groupe qui, fin décembre 1936, sabota notamment le pont de Paniza, au sud de Carinena, où passait la voie de chemun de fer Saragosse-Teruel par laquelle étaient acheminés les renforts franquistes.

Le 30 mats 1937, il participaot avec Miguel Chueca et Ignacio Zubizarreta à une réunion avec le lieutenant colonel Juan Perea Capulino, chef de l’Armée de l’est, au cours de laquelle fut décidée, avec l’appui du Comité régional aragonais de la CNT, la création du Batallon de ametralladoras C (ou Bataillon Remiro) formé essentiellement de militants aragonais de la CNT. Nommé responsable des 1ère et 2ème compagnies du Bataillon, il fut affecté en mai à la 34ème Division pour appuyer une contre offensive dans la zone de Tremp. En août-septembre 1937 il participaot à la bataille de Belchite, puis, en décembre à l’offensive sur Teruel avec son groupe et la 25ème Division commandée alors par Miguel Garcia Vivancos. Il effectua à cette époque de très nombreuses missions derrière les lignes franquistes. Blessé à l’été 1938, il fut hospitalisé et opéré à la Seo de Urgel.

Passé en France lors de la Retirada, il fut interné aux camps d’Argelès et de Mazères dont il s’évada rapidement pour entrer en contact avec Francisco Ponzan Vidal, Sigfrido Catala et Laguarta avec lesquels il allait organiser les premières incursions en Espagne pour y chercher des militants promis à la mort. C’est Agustin Remiro qui fera passer en France les premiers délégués envoyés en France par le Comité national clandestin de la CNT dont le secrétair était Esteban Pallarols.

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Agustin Remiro Manero (1940)

Lors du déclenchement de la seconde guerre mondiale et à la demande de Francisco Ponzan Vidal, il se mit en mars 1940 au service des alliés pour combattre l’implantation allemande en Espagne. Immatriculé n°3004 dans les services secrets britanniques, il réalisa alors de nombreuses missions de courrier et de liaison au profit des alliés tout en développant une intense activité organique en liaison avec le Comité national de la CNT. C’est lui qui au printemps 1940 achemina en Espagne un manifeste imprimé par les soins de F. Ponzan, appelant l’Espagne à rester neutre dans le conflit mondial. C’est à la suite de la diffusion de ce manifeste qu’un important groupe de la CNT de Valence sera démantelé et que plusieurs de ses militants seront fusillés en novembre 1941 (voir Enrique Goig Lostado).

Agustin Remiro Manero a été arrêté lors d’une de ses missions le 21 janvier 1941 au Portugal après avoir passé la frontière galicienne. Remis aux autorités franquistes, il fut interné à la prison Porlier de Madrid et condamné à mort le 27 avril 1942. C’est lors d’une tentative d’évasion, qu’il fut tué le 21 juin 1942 à Madrid.

P.-S.

Sources : M. Iñiguez « Enciclopedia… », op. cit.// A. Tellez « Agustin Remiro : de la guerrilla confederal a los servicios secretos britanicos » (Ed. Diputacion de Zaragoza, 2006)// A. Tellez « La red de evasion… », op. cit.//

Iconogr. : A. Tellez.

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