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PEREZ BERNARDO, Celedonio
Né à Zamora – mort au printemps 1966 - Mineur ; ouvrier coffreur – FAI – CNT – Asturies – Paris – Belgique - Madrid (Nouvelle Castille)
Article mis en ligne le 27 juin 2012
Dernière modification le 24 mars 2013

par R.D.
Celedonio Pérez Bernardo & son neveu (Madrid, 1965)

Mineur de fond aux Asturies, Celedonio Pérez Bernardo avait été obligé de s’exiler en France pendant la dictature de Primo de Rivera. Installé d’abord à Paris où il rencontra Buenaventura Durruti et Francisco Ascaso, il fut l’objet d’une expulsion et alla en 1924 en Belgique pour y travailler dans une mine.

Revenu en Espagne il s’insatallait à Madrid et travaillait comme ouvrier coffreur dans le bâtiment, puis à des travaux moins pénibles en raison d’une faiblesse cardiaque. A la fin des années 1920 il était membre du groupe Libertos de la Fédération anarchiste ibérique (FAI) avec notamment Feliciano Benito et Melchor Rodriguez. En novembre 1934, avec Melchor Rodriguez il fut responsable d’une commission qui obtiendra la libération de plusieurs compagnons prisonniers.

Pendant la guere civile il fut d’abord directeur de la prison provinciale Porlier à Madrid, fut en 1937 le secrétaire de la FL-FAI de Madrid puis alla au front comme commissaire de la Division de Cipriano Mera. Lors des affrontements à la fin de la guerre entre les communistes d’une part et le Colonel Segismundo Casado Lopez appuyé par le Comité de défense de la CNT, il avait été envoyé en France en mission diplomatique pour y trouver des appuis et la reconnaissance de la Junte de Casado. Il ne put rentrer ensuite en Espagne et resta clandestinement en France, dont il avait été expulsé dans les années 1920,

A la mi 1940, peu avant l’offensive allemande, il rentrait clandestinement en Espagne et allait à Madrid où il remplaça Manuel Lopez Lopez en tant que secrétaire d’un Comité national de la CNT dont le vice secrétaire était Eusebio Azañedo Grande. Suite à une dénonciation il était arrêté en février 1941 (ou 1942 ?) et était condamné à 30 ans de détention. Suite à la grande confusion régnant à cette époque, il parvenait à obtenir une liberté conditionnelle et reprenait ses activités clandestines.

Suite à l’arrestation en octobre 1943 du Comité national d’Eusebio Azañedo, il était nommé au nouveau CN aux cotés de Manuel Amil Barcia, Gregorio Gallego Garcia, Eduardo de Guzman, Francisco Bajo Bueno, Aquilino Padilla, Hilario Gil et José Exposito Leiva. Ce CN sera validé par le plenum national clandestin tenu à Madrid le 13 mars 1944.

A l’été 1949 il était le délégué à Madrid d’un nouveau CN, établi à Barcelone, et formé de Miguel Vallejo Sebastian (secrétaire), Cipriano Damiano Gonzalez, Enrique Sanz Rodriguez, Manuel Muñoz Martinez et Juan José Gimeno. Il était également à cette époque délégué au Comité interior de coordinacion (CIC) qui regroupaot la CNT, l’UGT et divers groupes républicains et monarchistes d’opposition.

En 1953 il était à nouveau le délégué de la régionale centre dans un CN dont le secrétaire était Cipriano Damiano Gonzalez. Il fut arrêté à l’automne 1953 avec la quasi-totalité de ce CN. Traduit devant un conseil de guerre réuni à Madrid le 5 février 1954, il fut condamné à 15 ans de détention. Interné à Guadalajara, il fut libéré en 1963 après un accident vasculaire cérébral. Il s’installa alors avec sa compagne Rosario Marcos Diaz à Madrid où devait finalement décéder au printemps 1966 à l’âge de 76 ans.


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