MARTINEZ CAMPOS, José « TRIPAS »
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José Martinez Campos Tripas, qui habitait Pueblonuevo (Cordoba) aurait organisé dès l’été 1936 un groupe de guérilleros actif dans le nord puis dans le sud de la province de Séville, avant de regagner en 1937 la zone républicaine.
A la fin de la guerre il était interné à la prison militaire de Peñarroya-Pueblo Nuevo d’où, en juillet 1939, il parvenait à s’évader avec plusieurs autres militants anarchistes dont Antonio Sevilla Morales et Antonio Hernandez Bermudez avec lesquels il gagnait la sierra. Le 12 octobre 1939 le groupe de fugitifs était attaqué à la ferme Las Majadillas par la Guardia Civil des postes de Constantina et de Las Navas. Tandis que plusieurs des fugitifs parvenaient à rompre l’encerclement, José Martinez Campos et Antonio Sevilla Morales, après avoir résisté plusieurs heures et après que leur refuge ait été incendié, s’étaient rendus. Ils étaient transférés à la prison de Peñarroya puis, en décembre au camp de concentration de Castuera.
Fin décembre ou début janvier 1940, José Martinez Campos Tripas, qui avait été condamné à mort, participait avec Antonio Sevilla Morales à l’évasion d’une vingtaine de prisonniers du camp et s’intégrait avec ce dernier au groupe de Juan Manuel Garcia Martinez Chato de Malcocinado qui s’était formé avec des évadés de la prison de Azuaga (Badajoz)dont José Martinez Campos, Jesus Suarez Gomez Azulito, Carmelo Romero Ortega Pinche et Aurelio Viñuales Garcia Cantares. Le groupe dont faisait également partie Josefa Bermejo Paquita, la compagne du Chato de Malcocinado, avait une zone d’activité comprise entre Azuago (Badajpz) au nord, Constantina (Séville) eu sud, Hornachuelos (Corodba) à l’est et Fuente de Leon (Badajoz) à l’ouest.
En 1943, suite à des divergences, le groupe se séparait en trois unités comandées respectivement par José Martinez Campos, Juan Manuel Garcia Martinez et Lorenzo Garcia Romero Chato de Huelva.
En avril 1944, après avoir accroché la Guardia Civil à Nava Baja, district d’Alanis, où un garde avait été blessé, le groupe fut pourchassé pendant plusieurs jours avant d’être localisé près de Pocincillo de Fuente Obejuna (Cordoba) où il s’était réfugié. Le 25 avril, lors de l’attaque par la Guardia Civil, étaient tués les guérilleros Manuel Gallego Vizuete de Malcocinado et Daniel Sanchez Diaz de Fuente Obejuna que le Guardia Civil identifie comme étant Baldomero et Cristo.
En octobre 1944 le groupe de José Martinez Campos se trouvait dans la zone de El Pedroso (Séville) où il recevait le renfort de deux nouveaux guérilleros, José Salvador Gonzalez Espino Gamuzo et José Jimenez Muñoz. Le 14 octobre le groupe réalisait à Cazalla de la Sierra un enlèvement quii leur rapportait une rançon de 60.000 pesetas. Mais pris en chasse par la Guardia Civil, le groupe était encerclé dans la soirée du 20 octobre au Barranco de la Torreda, district de El Pedroso où dans l’affrontement étaient tués José Martinez Campos, Carmelo Romero Ortega Pinche, José Salvador Gonzalez Espino Gamuzo et José Jiménez Muñoz.
Il est souvent appelé José Martin Campos.
Sources : F. Moreno Gomez "La Resistencia...", op. cit.//F. Aguado Sanchez "El Maquis...", op. cit. (dit à tort qu’il a été tué le 17 octobre) // Revista de estudios historicos de la Guardia Civil, n°10, 1972
