Bandeau
Los de la sierra
Slogan du site
Descriptif du site
JIMENEZ GALLARDO, Valentín « VALENTIN »
Né à Navalvillar de Pela (Badajoz) - PCE – Groupe de Joaquin VENTAS CINTAS « CHAQUETALARGA » & de Valentin JIMÉNEZ GALLARDO "VALENTIN" - Badajoz & Cáceres (Estrémadure)
Article mis en ligne le 14 novembre 2010
Dernière modification le 12 mars 2013

par R.D.

Ancien militant socialiste devenu communiste, Valentin Jiménez Gallardo avait été arrêté à la fin de la guerre civile. Il fut remis en liberté provisoire le 29 mars 1940 à Trujillo (Caceres) avec sept autres prisonniers. Avec trois d’entre eux - Lucio Mochilla, Antonio Chocolate et Gaspar El Chato - il décidait alors de gagner la Sierra. Alors qu’ils attendaient d’être approvisionnés les quatre hommes étaient capturés par la Guardia Civil à qui ils avaient été dénoncés par un beau frère de Valentin Jiménez.

Le 26 juin 1940 Valentin et un de ses cousins étaient transférés à la prison de Puebla de Alcocer (Badajoz) dont quelques jours après les deux hommes parvenaient à s’enfuir avec douze autres prisonniers. Après avoir gagné la Sierra de Puerto de Peña Valentin Jiménez et Diego Rodríguez Serrano Zorrete décidaient de se diriger vers Ciudad Real. Á la mi juillet 1940 ils rencontraient un groupe d’évadés de la prison de Herrera del Duque (Badajoz) commandé par Joaquin Ventas Cintas Chaquetalarga et décidaient de s’intégrer provisoirement à ce groupe qui agissait aux limites des provinces de Tolède et Caceres.

Quelques mois plus tard Valentin et Diego Rodríguez Serrano prenaient leur autonomie et établissaient leur base dans une grotte du Rio Guadiana à laquelle on ne pouvait accéder qu’à la nage ou en barque. Á la fin de l’été 1940 le groupe comptait neuf hommes dont Juan Aldana Estruén Patata, Reyes Salcedo Cuadrado Parrala, El Rufino et El Polonio. Ces deux derniers se rendront ultérieurement à la Guardia Civil et participeront à un groupe anti guérilla.

A la mi 1941 son groupe recevait le renfort de plusieurs évadés de diverses prisons : Julián Arroba Muñoz, Santiago Arroba et Santiago Mijarra.

A l’arrivée de l’hiver le groupe décidait de se déplacer vers Las Villuercas, province de Cáceres. Etabli dans la vallée de las Roperas, ils étaient rapidement localisés et encerclés par un groupe de 150 membres de la Guardia Civil et de la Phalange. Après un dur combat les 14 guérilleros parvenaient à rompre l’encerclement mais dans l’affrontement avait été tué Manuel Pachón et blessé grièvement Francisco Piñato. Valentin Jiménez Gallardo, lui-même blessé à la cheville, était resté caché dans une faille recouverte d’herbes jusqu’au départ des forces de répression. Avec difficultés et beaucoup de souffrance il parvenait ensuite à gagner la maison d’un agent de liaison où se trouvaient déjà trois membres du groupe. Peu après ils se réuniront avec les guérilleros survivants.

A l’automne 1943 un membre du groupe, Joaquin El Petenero se rendait à la Guardia Civil , intègrait la contre-guérilla et dénonçait le refuge de ses anciens compagnons qui se trouvaient alors dans le district de Talarrubias (Badajoz), appelé la Sibérie d’Estrémadure. Après un très violent affrontement étaient capturés Juan et Antonio Morralo, Manuel Camacho Rodríguez El Malagueño, Luis Moreno Parralejo - tous natifs de Pela - et Julián Arroba. Trois autres guérilleros, Andres Grijota, Antonio Moreno - tous deux de de Navalvillar de Pela - et un certain Victor - de Casas de Don Pedro - s’étaient suicidés après avoir épuisé leurs munitions. Les cinq guérileros capturés seront fusillés publiquement quelques jours plus tard à Castuera (Badajoz) ( contrairement à ce qu’écrit le Guardia Civil F. Aguado Sanchez prétendant qu’ils sont morts au combat). Joaquin El Petenero avait également dénoncé le réseau de soutien du groupe ce qui provoqua de nombreuses arrestations et l’assassinat par la Guardia Civil du chevrier Martin Colorado -natif de Pela- et d’un autre agent de liaison. Avec la mort de huit guérilleros et de deux agents de liaison et l’arrestation de nombreux collaborateurs, le groupe de Valentin Jiménez se trouvait réduit à quatre hommes.

Le 9 décembre 1943 sa mère, Bonifacia Gallardo qui avait été arrétée à plusieurs reprises, avait toujours refusé de dénoncer son fils, avait été traduite devant deux conseils de guerre et emprisonnée pendant trois ans, était exécutée sans autre forme de procés, et son corps abandonné dans un champ sera dévoré par les animaux.

A l’automne 1944, le lieutenant colonel de la Guardia Civil, Manuel Gómez Cantos, responsable de la province de Cáceres, aurait fait alors savoir aux guérilleros qu’il leur garantissait leur intégrité physique et leur sécurité s’ils abandonnaient la guérilla. Epuisés et sans ressources, un matin de novembre les guérilleros rencontraient le colonel dans une ferme près de la Sierra. Ils mettaient deux conditions à leur reddition : ne dénoncer personne et ne pas être obligés à participer à la lutte anti-guérilla. Gómez Canto aurait accepté ces deux conditions et les guérilleros s’étaient rendus. La Guardia Civil aurait respecté ses engagements.

Valentin Jiménez vivait en Espagne en 1986


Dans la même rubrique

0 | 5

JIMENEZ HINOJOSA, José Miguel
le 10 février 2015
par R.D.
JIMENEZ ESQUIVIA
le 22 juillet 2014
par R.D.
JIMENEZ CANTERO, José
le 8 janvier 2014
par R.D.
JIMENEZ JIMENEZ, Francisco « El FRAILE »
le 7 janvier 2014
par R.D.
JIMENEZ GOMEZ, Baltasar
le 11 décembre 2013
par R.D.