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EXPOSITO PRIETO, Francisco « GAFAS » ; « TORRENTE » ; « TORRENTE DE ANDALUCÍA »
Né à Andujar le 9 janvier 1920 - mort le 9 avril 1998 - JSU - PCE - Groupe de Francisco EXPÓSITO PRIETO "GAFAS" - Jaén, Cordoba (Andalousie) & Ciudad Real (Nouvelle Castille) - Clermont Ferrand (Puy de Dôme)
Article mis en ligne le 15 novembre 2007
Dernière modification le 6 octobre 2013

par R.D.
Francisco Exposito Prieto

Francisco Expósito Prieto avait adhéré à l’âge de treize ans comme pionnier aux Jeunesses Communistes. Le 20 juillet 1934 il était arrêté pour la première fois pour distribution de tracts soutenant une grève générale de paysans et interné à la maison de correction pour mineurs de Jaén. Lors du mouvement d’octobre 1934 aux Asturies, il était à nouveau arrêté, trouvé porteur d’un pistolet et était incarcéré à la prison provinciale de Jaén jusqu’en février 1935. En avril 1936 il était membre de la direction des Jeunesses Communistes et dirigeait la délégation qui négociait avec les Jeunesses Socialistes la formation des Jeunesses Socialistes Unifiées (JSU). Il était nommé vice président de la nouvelle organisation tout en étant également secrétaire de la Société des Agriculteurs.

Après le soulèvement militaire de juillet 1936, Francisco Expósito Prieto a été volontaire pour le front et a participé à l’assaut du Santuario de la Virgen de Cabeza.

Le 20 mai 1937 il avait épousé Salvadora Ruano dont il allait avoir une fille et commençait son expérience de guérrillero. Volontaire dans la 7è Compagnie de guerrilleros (157è Brigade du XIV Corps d’armée) dont la base était à Martos (Jaén) il participait à des opérations derrière les lignes franquistes dans le secteur compris entre le fleuve Guadalquivir et la côte méditerranéenne. Á l’automne 1937 il était envoyé à Batera (Valence) à l’Ecole de formation politico-militaire dont il sortait segond de la promotion.

Á la fin de la guerre civile Francisco Expósito Prieto était incarcéré à Andujar le 5 octobre 1939 avec cent vingt autres habitants. Condamné à mort, sa peine était commuée en celle de vingt ans de prison en raison de son jeune âge. Il était transféré à la prison de Santa Isabel à Santiago de Compostelle et fin 1941 à la prison de Santa Rita à Madrid où il participait aux travaux de construction de la prison de Carrabanchel. Suite à une escapade clandestine, il était condamné à trois mois d’isdolement à la prison centrale de Burgos. Une fois sa peine accomplie, il était transféré au détachement pénal de Anguiano (Logroño) où les prisonniers étaient utilisés pour creuser des canaux sur le rio Najerilla destinés à alimenter une centrale électrique. C’est là qu’il rencontrait Victor Padilla Aina Aragonés qui allait devenir son ami. Tous deux décidaient de s’évader. Le 2 octobre 1944 tous deux et trois autres -dont deux seront capturés et fusillés pour l’exemple- tentaient de gagner la frontière française. Devant la grande concentration de troupes ils décidaient de regagner Logroño puis se séparaient : Victor Padilla Aina partait pour l’Aragon pour tenter d’y contacter sa famille et Francisco Expósito Prieto gagnait Valence.
Avec de faux papiers au nom de Pablo Jiménez Ruiz, il allait à Andujar pour voir sa famille puis se déplaçait à Cordoba. Il allait également à Villa del Rio voir sa femme et sa fille et parrallèlement tentait de contacter la guérilla.

Dans la deuxième semaine de janvier 1945 il s’intègrait à la guérilla de Francisco Osuna Galiot Vidrio avec son compagnon Victor Padilla Aina qui entre temps était revenu à Jaén. Après plusieurs réunions afin de créer une direction politique à la guérilla, et après un vote secret Francisco Expósito Prieto Gafas était élu secrétaire général aux cotés de Manuel Martínez Bueno Rosendo secrétaire à l’organisation et Manuel Gómez Oliveira Portugués secrétaire à l’agitation.
Début 1945 le groupe était formé de Francisco Expósito Prieto, Francisco Osuna Galiot Vidrio, Victor Padilla Aina Aragonés, Manuel Gómez Oliveira Portugués, Jacinto Medina Lozano Periquito El De La Cocha, Manuel Durán Martínez Sevillano padre, Manuel Durán Carrasco Sevillano hijo mayor, Santiago Durán Carrasco Sevillano hijo menor, Domingo Cortecero Gómez Cucón, Manuel Martínez Bueno Trapichea, Juan Estrella Barroso Petaca, Antonio León Villa Calandrio et Juan Hernández Barazas Matero.

En 1946 Francisco Expósito Prieto était le responsable de la 21è Division de la 2° Agrupación de Guerrilleros dont la zone comprenait les limites avec la province de Ciudad Real, le sud de Tolède, la zone nord de Jaén et nord-est de Cordoba. Il était à la tête d’un groupe qui avait pour zone d’activité la zone de Hinojosa del Duque (Cordoba) et comprenait entre autres hommes les frères Braulio Azaña, Anastasio Sordo, Agustin Chato et Luis Muñoz Fernández Niño et Nicolas García Castellano Eléctrico. Le groupe éditait le bulletin clandestin Mi Lucha qui était distribué dans les villages de la zone.

En août 1948 les douze survivants de la 21è Division décidaient de partir pour la France. Ils se divisaient en trois groupes, parce qu’ils disposaient de trois fusils mitrailleurs, et par des chemins différents commençaient leur longue marche.Le premier groupe composé de Francisco Expósito Prieto Gafas, Luis Muñoz Fernández Niño, Anastasio Muñoz Fernández Sordo et Ricardo López Fernández Granaino quittait Aldeaquemada (Jaén) le 10 août 1948. Après une marche ponctuée d’incidents, tous parvenaient à passer la frontière française à Canfranc le 22 septembre.

Francisco Expósito Prieto obtenait le droit de résider à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme). Il y était nommé responsable politiquer du PCE -illégal en France - pour le département.

Il fut membre du secteur le plus orthodoxe du parti et fut particulièrement critique de l’euro-communisme.

En 1984, lors de l’apparition du Parti Communiste d’Espagne Unifié (PCEU) il était membre du Parti Communiste des Peuples d’Espagne (PCPE) jusqu’en 1987 où lors d’une scission était créé le Front Marxiste Léniniste Espagnol (FM-LE) dont il fut nommé président, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort en France le 9 avril 1998.

Francisco Expósito Prieto est l’auteur de mémoires.


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