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ESTEBAN VALERO, Marcelino
Né à Godos (Teruel) le 7 octobre 1903 - mort le 19 janvier 1974 - Ebéniste ; charpentier - MLE - CNT - Groupe d’Agustin REMIRO MANERO - Saragosse (Aragon) - Toulouse (Haute Garonne) - Saverdun (Ariège)
Article mis en ligne le 4 novembre 2007
Dernière modification le 4 janvier 2017

par R.D.
Marcelino Esteban Valero

Marcelino Esteban Valero était au début des années 1920 le secrétaire du syndicat CNT du bois de Saragosse. En 1924, lors que les autorités avaient fermé les locaux de la CNT et arrêté les secrétaires des syndicats de la confédération, Marcelino Esteban avait réussi à s’échapper.

En 1931 il était l’un des animateurs avec notamment Domingo Pascual des luttes menées dans l’industrie du bois. En mai 1931, lorsque les Jeunesses républicaines aragonaises prirent le nom de Jeunesses révolutionnaires aragonaises avant d’intégrer plus tard la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL), il en fut nommé président. En juillet 1931 il participa très activement à la grève de la Telefonica au cours de laquelle, suite à une action contre des jaunes il fut arrêté après avoir été surpris Paseo de la Independencia en train de couper les fils du téléphone. La mort d’un grèviste tué par la Guardia Civil qui protégeait les jaunes provoqua à Saragosse un appel à la grève générale par la CNT appuyée par l’UGT. Après sa libération de prison il alla travailler à l’usine Avenia.

En septembre 1932 il présida l’assemblée pleinière du syndicat du bois où il fut le compte rendu des accords pris lors du plenum des syndicats de la régionale Aragon, Rioja et Navarre.

D’octobre à décembre 1933, il fut le trésorier du Comité national de la CNT dont le siège était alors à Saragosse. Début 1936, lors de la grève de 36 jours du secteur du bois, il fut l’organisateur de l’envoi dans divers villages et villes des enfants des grèvistes. Vers la fin de la grève il fut arrêté lors d’une réunion tenue dans un bois des rives de l’Ebre et fut emprisonné.

Après la chute de Saragosse aux mains des franquistes dès juillet 1936, il parvint à s’échapper de la ville en janvier 1937 avec Miguel Abos et José Melero. Tous trois furent alors considérés par leirs compagnons comme les princiapux responsables de la chute de la ville et traduits par le Conseil d’Aragon devant un tribunal populaire à Alcaniz. Accusés notamment par Miguel Chueca de connivence avec les fascistes, ils n’auraient échappé à une condamnation à mort qu’à une voix près et furent condamnés aux travaux forcés au camp de Valmuel. Libérés en juillet 1937 par le Conseil d’Aragon, Marcelino Esteban et José Melero s’intégrèrent alors à la collectivité de Mas de las Matas. Selon certaines sources il aurait présidé ensuite la collectivité.

En 1938 Marcelino Esteban était membre du Batallon de Ametralladoras C, unité formée par Agustin Remiro Manero et chargée des misions de renseignements et de sabotages en territoire franquiste.

Passé en France avec le groupe Ramiro lors de la Retirada, il fut interné à Mazères puis au camp du Vernet où il travailla notamment à l’aménagement des baraquements. Transféré à Fenouillet (Haute Garonne), il fut ensuite envoyé au camp du Récébédou créé en février 1941 au sud de Toulouse pour l’internement des juifs et des espagnols et où il travailla également à l’édification des baraques. .Réquisitionné par les allemands il fut envoyé travailler au fortifications de la côte atlantique. Après s’être évadé en mai 1943, il gagna Toulouse où il s’intégra ensuite à la Résostance et devint agent de liaison du groupe espagnol du Bataillon Roche (Armée Secrète).

En 1945, souffrant notamment de sérieux problèmes d’asthme, il fut admis à l’hôpital Varsovie de Toulouse et y subit une opération de l’estomac.

Marcelino Esteban, ne pouvant plus pour ses problèmes de santé, exercer son métier d’ébéniste à Toulouse, s’installa à Saverdun (Ariège) où il continua de militer au sein de la CNT en exil.

Marcelino Esteban Valero, décédé le 14 janvier 1974 à l’Hôtel Dieu de Toulouse, a été enterré à Toulouse le 2 février.


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