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DAMIANO GONZALEZ, Cipriano « YAYO » ;« Segundo CARILLO » ;« DEVENIR » ;« El NIÑO" ; « CIGADON » ; « PACO » ; « Antonio GONZALEZ »
Né le 22 septembre 1916 à Comares (Malaga) - mort le 17 avril 1986 - FIJL - MLE - CNT - Malaga, Cadix (Andalousie) - Barcelone (Catalogne) - Madrid (Nouvelle Castille)
Article mis en ligne le 24 août 2007
dernière modification le 13 septembre 2013

par R.D.

Très tôt orphelin de père, Cipriano Damiano Gonzalez avait commencé à travailler encore enfant comme vendeur de journaux et friandises à Malaga. Après avoir été apprenti cordonnier il travaillait ensuite sur les chantiers du bâtiment. C’est après l’insurrection de Jaca qu’il était devenu libertaire. Il adhèrait à la CNT en 1931 et participait à Malaga à la fondation de la Fédération Ibérique des jeunesses Libertaires (FIJL) dont il devenait le secrétaire. Il a sans douté été membre du Comité péninsulaire de la FIJL. En mai 1931 il subissait le premier emprisonnement dû à son militantisme. Membre du groupe affinitaire Los amantes de la luz —dont faisaient aussi partie Laya, Antonillo El Chofer, Roa, Juan Santana Calero, Antonio El Carbonero — il était en 1936 le secrétaire du syndicat unique de l’alimentation.

Pendant la guerre civile il fut cofondateur avec Santana Calero de l’hebdomadaire anarchiste Faro (Malaga, 12 octobre 1936 – février 1937), puis avec Santana Calero et Antonio Morales Guzman de Nervio organe de la 147° Brigade Mixte (ancienne Colonne Maroto). Il collaborait par ailleurs à de nombreux titres de la presse libertaire dont Emancipacion (Almeria, octobre 1937-1939), le quotidien Fragua Social (Valence), Hombres Libres (Cadix, 1936-1938), les revues Orto et Umbral (Barcelone).
Secrétaire de culture et propagande du Comité régional du Levant de la FIJL jusqu’en mai 1937, il était alors nommé secrétaire de la régionale andalouse, tout en faisant de fréquents séjours au front comme milicien.

Cipriano Damiano (prison de Jaén)

Fait prisonnier à Alicante en mars 1939, il était interné tour à tour à Los Almendros, Albatera, Porta Coeli, Gardeny (Lérida) puis au bataillon de travail n°22. Il s’évadait au début des années 1940 de la prison de Tudela et regagnait Malaga et Algeciras où il allait se consacrer à l’action clandestine. Embauché sous une fausse identité au service des fortifications de la côte sud, il utilisait l’imprimerie du commandement militaire de Cadix pour tirer l’organe régional clandestin de la CNT, Solidaridad.
Cipriano Damiano González Yayo établissait des liaisons avec la guérilla et servait d’agent de liaison entre José Pineiro, le Comité National et Gibraltar.Il parvenait à subtiliser des dizaines de passeports et de sauf conduits qui allaient permettre aux guerilleros de se déplacer. C’est avec ces documents qu’en 1945 une quinzaine de guérilleros iront à Madrid dans l’intention de miner le palais du Pardo.

En 1949 il était membre du Comité national de la CNT dont le secrétaire était alors Miguel Vallejo Sebastián. Ce CN transféré à Barcelone comprenait également Enrique Sanz Rodríguez, Celedonio Pérez Bernardo (à Madrid), Juan José Gimeno et Manuel Muñoz Martínez. En mai 1951, pour échapper à la police, Miguel Vallejo devait passer en France et c’est Cipriano Damiano qui le remplaçait alors comme secrétaire du Comité National.

Cipriano Damiano a été arrêté à Madrid le 6 juin 1953. Traduit devant le Conseil de Guerre qui s’ouvrit à Madrid le 5 février 1954 contre dix neuf militants de la CNT dont Celedonio Pérez Bernardo, José Torremocha Arias, Juan Saña Magriña, Sebastián Calvo Sahun, Eduardo José Esteve Germen, etc...il a été condamné à quinze ans de prison. Il était interné à Carabanchel puis à Guadalajara où il passait son baccalauréat.

A sa libération et après un bref séjour en France, il retournait à Barcelone où il devenait membre du Comité régional catalan de la CNT. Il travaillait alors dans une entreprise de publicité. Il fondait ensuite le groupe Renacer à l’origine du plenum de Madrid (12-13 avril 1962) qui mettait sur pied un CN provisoire. Arrêté à deux reprises (octobre 1961 et 1962) il était rapidement libéré faute de preuves.
Après l’arrestation le 7 février 1964 de Francisco Calle Mansilla, secrétaire du Comité national, Cipriano Damiano devenait une nouvelle fois le secrétaire d’un nouveau CN de la CNT. Il fondait avec Antonio Cases la revue clandestine Vortice (au moins 4 numéros dupliqués à l’alcool de septembre 1962 à 1964).
Il a été ensuite l’un des fondateurs de l’Alliance Syndicale Ouvrière (ASO), opération qui fut vivement condamnée par la CNT en exil.

Arrêté en avril 1965, il parvenait à s’évader et à passer en France.Puis en 1967 il retournait à Madrid sous une fausse identité. Secrétaire d’un nouveau CN en 1969-70, il s’opposait vivement à l’opération "cincopuntista" consistant en accords passés entre les syndicats verticaux et d’anciens militants de la CNT. Il fondait ensuite la revue clandestine Panorama (Madrid, 2 numéros ronéotés à 300 exemplaires en octobre 1969 et mars 1970) pour laquelle il était arrêté à Madrid en avril 1970 avec les autres collaborateurs de la revue dont Hilario Garcia Rodriguez, Juan Hernandez et Alfonso Velasco et était condamné en octobre 1971 à deux peines de six mois, plus une autre de quatre ans, deux mois et un jour et à une forte amende pour "propagande illégale". Libéré en 1975, il allait à Valladolid où à la mort de Franco il participait à la reconstruction de la CNT puis il s’installait à Barcelone où il travaillait au magazine Interviu et collaborait à de nombreux autres magazines. Il participait à la création du Centro de Documentacion Historico Social (CDHS) et en 1977 participait aux Journées libertaires de Barcelone. Après le congrès de la Casa del Campo où la CNT scissionnait, il prenait ses distances par rapport aux deux CNT et collaborait à la revue La Hora De Mañana (Barcelone, 4 numéros en 1979-1980) dont il était l’un des responsables puis à Polemica (Barcelone, 1981 -).

Cipriano Damiano González est mort à Barcelone le 17 avril 1986.

Œuvres : -La resistencia libertaria.-Ed. Bruguera, Barcelone, 1978


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