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Né à Lérida en 1894 - mort en prison le 7 mai 1958
COMORERA I SOLER, Joan
Avocat - PSUC - Barcelone (Catalogne)
Article mis en ligne le 25 juin 2007

par R.D.

Joan Comorera i Soler avait adhéré en 1917 au Parti Socialiste Espagnol. Emigré en Argentine en 1919, il était membre du parti argentin. Expulsé en 1930, il s’installait à Montevideo où il militait au Parti Socialiste uruguayen.

A la proclamation de la République en Espagne, il revenait à Barcelone où il fondait l’Union Socialiste de Catalogne dont il allait être le premier et seul sécrétaire.

Le 22 juillet 1936, après que le soulèvement militaire ait été vaincu et pour contrecarrer l’influence anarcho-syndicaliste, était fondé à Barcelone le Parti Socialiste Unifié de Catalogne (PSUC) qui réunissait le PSOE, l’Union Socialiste de Catalogne et le Parti Prolétaire catalan. La nouvelle organisation qui adoptait comme base idéologique le marxisme-léninisme, élisait comme secrétaire général Joan Comorera qui en septembre 1936 était nommé ministre des services publics au gouvernement de la Généralité. Le PSUC participait pleinement aux évènements contre révolutionnaires de mai 1937 et se montrait un instrument docile de la politique du Komintern qui en 1939 le reconnaitra comme section catalane de l’Internationale communiste.

Lors de l’occupation de la Catalogne par les troupes franquistes, les dirigeants du PSUC passaient en France. Certains restaient en France, d’autres partaient pour les Amériques, d’autres dont Joan Comorera partaient pour Moscou. Après la libération de la France fin 1945, Joan Comorera revenait en France où il reconstituait le PSUC dont il était toujours le secrétaire général. Il acceptait que le parti adhère à l’UNE (Union Nationale Espagnole) mais en tant que parti catalaniste.

En octobre 1948 Joan Comorera entrait "pour mérites personnels" au Bureau politique du PCE. Cette entrée allait être dès le début source de conflits. Le 2 septembre 1949, le secrétariat du PSUC composé de Josep Moix, Rafael Vidiella, Wenceslao Colomer, Pere Ardiaca, Margarida Abril et Josep Sarradell Román, suspendait Comorera de son poste de sécrétaire et lui demandait de restituer les fonds du Parti et de s’abstenir de toute activité politique. Exclu du parti, il devenait l’objet d’une campagne de calomnies à laquelle sa propre fille participera en écrivant une lettre où elle le reniera. Joan Comorera réorganisait un groupe de militants qui lui étaient restés fidèles et formait un Comité exécutif provisoire. Pour échapper aux méthodes expéditives du PCE qu’il connaissait bien, il passait clandestinement en Espagne le 31 décembre 1950 et s’installait à Barcelone où il publiait un bulletin clandestin ronéoté Treball dont le premier numéro était édité le 15 janvier 1952. Les communistes allaient alors clamer à tous vents sa présence à Barcelone, l’accusant d’être au service de la police et des services de renseignements impérialistes. Conscient du danger, Comorera abandonnait alors Barcelone pour se réfugier pendant quelques mois à Poblet (Tarragone). Revenu à Barcelone, Joan Comorera habitait un appartement de la rue Consell de Cent. Il a été arrêté le 9 juin 1954 et incarcéré. Traduit devant un tribunal militaire, il a été condamné en août 1957 à trente ans de prison. En octobre 1957 Joan Comorera était transféré au pénitencier de Burgos où il décédait le 7 mai 1958.


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