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SABORIT CARRALERO, César
Né à San Martin Sagrera le 16 février 1915 - assassiné le 19 juillet 1951 - Ouvrier du bâtiment – FIJL – FAI – CNT - Groupe de José LLUIS FACERIAS – Barcelone (Catalogne) - France
Article mis en ligne le 3 février 2013
dernière modification le 12 mars 2016

par R.D.
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Cesar Saborit Carralero

Militant des Jeunesses Libertaires (FIJL) de San Andrés et de Clot (Barcelone) dès son adolescence, César Saborit Carralero avait été, dès 1932, lié aux groupes d’action.

En juillet 1936 il participai aux combats de rues à Barcelone puis était parti comme milicien dans la Colonne Durruti. Il aurait été par la suite membre du Bataillon de la Mort. Arrêté à la fin de la guerre il fut emprisonné plusieurs années. Dès sa libération conditionnelle, il s’intégra à la clandestinité.

En 1948 il était le secrétaire du syndicat CNT du bâtiment de Barcelone et début 1949 le secrétaire du Comité régional catalan de la CNT. Il travaillait alors dans une briqueterie.

Le 2 juillet 1949 il participait avec Francisco Martínez Marquez Paco, Domingo Ibars Juanias, Pedro Adrover Font et Arquimedes Serrano Ovejas à l’attaque de l’usine ICAM (machines pour céramique) où le groupe s’emparait de 50.000 pesetas.

Le 23 septembre 1949 avec José Pérez Pedrero Tragapanes il attaquait les bureaux de l’entreprise Ferrero S.A., 94 rue Calabria, et ne trouvait dans le coffre que 3000 pesetas. César avait pénétré dans le bureau du directeur, José Ferrero Viu qui était en conférence avec un membre du conseil d’administration, Antonio Corominas Cots : pendant que César se faisait remettre le portefeuille du conseiller, le directeur José Ferrero s’était jeté sur lui pour tenter de le désarmer et dans l’empoignade un coup de feu était parti, blessant grièvement le directeur qui décèdera une semaine plus tard.

Le 27 septembre avec Pedro Adrover Font, Julio Rodríguez Fernández, Francisco Martínez Márquez et Arquimedes Serrano Ovejas il participait au hold up des bureaux de l’entrepreneur en bâtiment suisse Mauricio Arbella Y Burcherau, 267 rue Provenza. Ils ne trouveront aucun argent et se contenteront d’emporter les piéces d’identité de l’entrepreneur.

Le 30 septembre avec les mêmes et Domingo Ibars Juanias et José Pérez Pedrero il participait au hold up de l’entreprise Edificios y Estructuras au 80 Paseo de Gracia : ce fut un nouvel échec, les ouvriers venaient d’être payés et le butin ne dépassa pas 7000 pesetas.

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Cesar Saborit Carralero

Le 9 octobre avec Julio Rodríguez Fernández, Pedro Adrover Font, Miguel García García, José Corral Martín, Manuel Fornés Marín, Francisco Martínez Márquez et quelques autres il participait à l’attaque de la maison de passe Casita Blanca, 1 rue Bolivar : le groupe s’y emparait de 37 000 pesetas et des papiers des clients de l’établissement.

Le 14 octobre au matin avec José Sabaté Llopart, Francisco Martínez, Pedro Adrover, Juan Serrano et un autre camarade, il participait au hold up du joailler Manuel Capdevilla Massana, 129 via Layetana. Le groupe s’enfuyait dans une Chrysler volée avec un butin de près de 400 000 pesetas. Le même jour dans l’après midi avec José Pérez Pedrero et protégé par d’autres camarades, César Saborit attaquait un véhicule de l’entreprise Fomento de obras y construcciones S.A. où le groupe s’emparait d’une partie de la paye du personnel, soit 34 117 pesetas. Le lendemain 15 octobre Julio Rodríguez, Francisco Martinez et César Saborit protégés par Ginés Urrea Piña, José Pérez Pedrero, Arquimedes Serrano et Santiago Amir Gruañas, attaquaient l’entreprise Construccion Pamies S.A. 117 rue Arrbau et s’emparaient de 31 000 pesetas.

César Saborit parvint ensuite à échapper à l’hécatombe d’assassinats et d’arrestations qui frappa les groupes d’action libertaires, en particulier après l’arrestation le 3 novembre 1949 de son oncle Ramon Loscos Viñas qui hébergeait chez lui de nombreux membres des groupes d’action et où la police monta une souricière où le 5 novembre furent arrêtés José Pérez Pedrero et Pedro Adrover Font et tué Arquimedes Serrano Ovejas.

Le 19 avril 1950 il participait avec José Lluis Facerias et Antonio Franquesa Funoll El Toni à l’attaque d’une boulangerie à Cerdanyola (Barcelone). Tombé sur un barrage routier près de Santa Maria de Montcada, les trois hommes s’étaient enfuis à travers champs sous une pluie de balles qui couta la vie à Antonio Franquesa. Facerias et César s’en tirèrent et repassèrent en France fin mai. César s’y installa alors avec sa compagne Magdalena Roig et leur fils César, né le 3 juin 1942.

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César Saborit, sa compagne Magdalena et leur fils (Toulouse, 1950)

Début 1951 pour le compte de la Commission de défense de l’exil César Saborit avait été désigné comme responsable d’une mission à l’intérieur et était passé en Espagne avec quatre compagnons dont Pedro Gonzalez Fernández et Jesus del Olmo Saez Malatesta

En juin 1951 il repartait pour l’Espagne avec José Lluis Facerias et deux autres compagnons. Le 20 juin avec Facerias il s’emparait de 12 000 pesetas à la bijouterie du traficant et indicateur notoire Florencio Milicua, au 98 rue Casanovas. Dans la soirée du même jour ils rendaient visite au chanoine ultra réactionnaire Luis Despujols Ricart qui leur tiendra tête, refusera de donner la moindre peseta et qu’ils durent assommer pour le faire taire.

Le 19 juillet 1951 à minuit César Saborit Carralero montait dans le trolleybus Santa Coloma-Meridiana. Derrière lui montaient deux "traminots" dont l’un s’asseyait à coté de lui et l’autre derrière. Très vite son voisin de banquette le braquait avec un pistolet. César, surpris, esquissa un geste de défense, mais le policier déguisé qui était derrière lui tira dans le dos à bout portant, puis les deux policiers vidèrent leurs chargeurs sur César.

Sa mère, Antolina Carralero, n’apprit la mort de son fils que quarante huit heures plus tard. A l’hôpital Clinico, on l’autorisa à voir le corps vêtu seulement d’une chemise rouge de sang. Les autorités permirent à la famille de lui donner une sépulture et le convoi funèbre quitta l’hôpital le mardi 24 : sur le cercueil était posée une couronne de deux mètres et demi de diamètre, composé de fleurs rouges auxquelles avaient été ajoutées quelques lis pour que la police ne puise rien dire, police qui fut omniprésente pendant toute la cérémonie dans l’espoir d’identifier d’éventuels compagnons.

Les autorités dans les effets personnels qu’elle rendirent à la famille, n’oublièrent pas de remettre un billet de cinquante pesetas poisseux de sang et perforé par une des balles qui avait atteint César au cœur.

P.S. :

Sources : M. Iñiguez "Enciclopedia...", op. cit.// A. Tellez "Facerias...", op. cit. // La Prensa, 24 juillet 1951 // A. Tellez "Sabaté...", op. cit.//

Iconogr. : A. Tellez.


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