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BALLESTER OROVITG, Francisco « EL EXPLORADOR » ; "Sebastian GRAU ORTEGA"
Né à Barcelone le 12 septembre 1920 - mort début septembre 1957 - Ouvrier charpentier - FIJL - CNT - L’Hospitalet de Llobregat (Barcelone) - Groupe de José LLUIS FACERÍAS & MLR -(Catalogne) - Alès (Gard)
Article mis en ligne le 20 janvier 2007
dernière modification le 2 juillet 2017

par R.D.
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Francisco Ballester Orovigt

En 1936 Francisco Ballester Orovigt militait à la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL) de l’Hospitalet de Llobregat (Barcelone). Pendant la guerre il avait combattu dans la 143è Brigade Mixte à Vilanova de la Barca lors de l’offensive franquiste de juin 1938 en Aragon. Puis il aurait été fait prisonnier à la fin de la guerre et interné à Tortosa avant de s’évader et de passer en France.

Francisco Ballester aurait participé aux groupes d’action dès 1945.
En 1947 il était le délégué des JJLL du bas Llobregat et membre du Mouvement Libertaire de Résistance (MLR) dont faisaient alors partie José Lluis Facerias, Juan Cazorla Pedrero, Celedonio Garcia Casino, Domingo Ibars Juanias et Jesus Martinez Maluenda. En juin il participait à l’élaboration des tracts contre la loi de succession. Après l’arrestation de plusieurs camarades, il devait quitter son domicile et il était alors nommé délégué de Catalogne (à la place de Manuel Llatser) pour participer au plenum national de la FIJL à Madrid en juillet. Ce plenum qui se tint les 15 et 16 juillet dans les sous-sols d’un bar de la rue Valverde et auquel participèrent également Celedonio Garcia Casino et Manuel Ramos Fernandez Mangrañé (délégués de Catalogne), Francisco Martinez Marquez et Liberto Sarrau (délégués de la FIJL en exil) et José Peirats Valls (délégué du MLE en exil), adopta entre autres un manifeste contre le syndicalisme politique.

A la même époque Francisco Ballester participa à Barcelone avec José Lluis Facerias et Jesus Martinez Maluenda à une des tentatives d’attentat contre le commissaire Eduardo Quintela. La tentative échoua après que le groupe, qui avait réquisitionné une camionette, n’ait pu faire le plein d’essence, toutes les pompes de Barcelone ayant été fermées sans préavis faute de carburant.

En octobre 1947 il passait en France avec José Lluis Facérias et l’ex secrétaire du Comité régional catalan Manuel Fernández Fernández, comme délégués de la FIJL au 2° Congrès du MLE à Toulouse (20-29 octobre) où le groupe arrivait le 20.

Début novembre 1947 il repartait pour l’Espagne avec José Lluis Facerias, Juan Cazorla Pedrero, Ramon Gonzalez Sanmarti, Celedonio Garcia Casino et Domingo Ibars Juanias. Aux alentours de La Tour de Carol le groupe était arrêté par la gendarmerie française et tous étaient incarcérés à Perpignan. Libérés sans autre forme de procés au bout de quinze jours, tous regagnaient alors le Mas Tartas à Osseja (Pyrénées Orientales) situé à quelques kilomètres de la frontière at qui servait de base aux groupes d’action libertaires. Alors que le groupe y préparait son armement avant de partir, une grenade était dégoupillée accidentellement et un éclat blessait Francisco Ballester au genou. Un autre compagnon, Mariano Puzo Cabero, fut plus grièvement blessé et dut être amputé de l’avant-bras gauche et du pouce de la main droite. Le 6 décembre le groupe franchissait la frontière, mais Francisco Ballester, dont la blessure s’était infectée, fut dans l’obligation de rebrousser chemin pour être hospitalisé quelques jours avant de repartir pour l’Espagne. Le 18 décembre il participait aux cotés de Facerias, Celedonio Garcia Casino et Pedro Adrover Font à l’attaque de la succursalle de la Banque de Bilbao de Crédit située rue Mallorca, où le groupe, après avoir enfermé employés et clients dans les bureaux de la direction, s’emparait de près de 180.000 pesetas.

Membre du groupe de José Lluis Facerias et responsable d’un dépôt d’armes, Francisco Ballester Orovigt El Explorador était arrêté le 24 mai 1948. Il profitait alors de son séjour à la prison Modelo pour recenser les compagnons emprisonnés et organiser avec Francisco Sabate Llopart l’aide aux prisonniers. Remis en liberté provisoire le 12 janvier 1949, il mit alors sur pied avec José Sabate un plan rationnel d’aide aux prisonniers et contacta un avocat susceptible d’assurer une défense active. Parallèlement les groupes multipliaient les attaques armées de banques et d’entreprises pour pouvoir financer ce plan. Depuis sa sortie de prison F. Ballester était l’objet d’une filature incessante et l’avocat qu’il avait contacté fut à son tour interrogé par la police, mais ne sachant rien, ne put rien dire. La police, pour éviter qu’il leur file entre les doigts, l’arrêtait en février et l’internait dans les cachots de la via Layetana. Sous la torture il déclara que le prochain rendez-vous du groupe était prévu le 26 février à l’entrée du cinéma America, 21 avenue Marques de Duero, à 18h45 et que s’il y avait un retard ou un contretemps, le rendez-vous devait avoir lieu au 91 de la même avenue devant le cinéma Condal. Ballester qui avait beaucoup d’expérience, prétendit que le contact devait se faire avec Francisco Martinez Marquez —alors qu’il avait rendez vous avec les frères Sabaté, ce qui aurait entraîné, si elles l’avaient su, un déploiement beaucoup plus important des forces de police — et de plus avait interverti l’ordre des rendez-vous si bien que la police concentra ses forces au cinéma America tandis que seuls trois policiers surveillaient le cinéma Condal. Lorsque les frères Sabaté arrivèrent près de ce dernier cinéma, José Sabaté reconnut immédiatement l’agent Oswaldo Blanco, l’un des policiers qui surveillaient son domicile, et prévint son frère Francisco, qui dans l’affrontement qui suivit, et pour protéger son frère, tua l’agent. Puis les deux frères, profitant de la sortie des spectateurs de la salle de cinéma et de la panique, parvinrent à s’enfuir.

Lors du procès le 16 mars 1950, Francisco Ballester, qui utilisait en Espagne des faux papiers au nom de <Sebastian Grau Ortega, était condamné à six ans de prison. Bénéficiant de mesures d’indulgence, il était remis en liberté le 10 août 1953 et repassait alors en France. Il était alors installé à Alès où il travaillait dans un atelier de charpenterie et militait à la CNT locale.

Francisco Ballester Orovigt est mort début septembre 1957 lors du déraillement du train Paris-Nîmes ; il voyageait debout après avoir cédé sa place à une femme qui sortit indemne de l’accident.

Fervent espérantiste, Francisco Ballester Orovigt a collaboré à plusieurs revues propageant cette langue.

P.S. :

Sourcxes : Lettres de M. Llatser, 21 mai & 31 octobre 1986)// M. Iñiguez "Enciclopedia...", op. cit. // A. Tellez "Sabaté...", op. cit. // A. Tellez "Facerias...", op. cit. // F. Sanchez Agusti "El maquis anarquista...", op. cit. //


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