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CLARET GUAL, Ramon « Ramon TARRAS » ; "Ramon VIDAL MARTINEZ"
Né à Odena (Anoia) le 31 décembre 1919 – mort en 2005 - Ouvrier du textile ; ébéniste - POUM – CNT – CGT - Groupe de Ramon CLARET GUAL – Barcelone & Reus (Catalogne)
Article mis en ligne le 28 février 2010
dernière modification le 25 juillet 2013

par R.D.
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Ramon Claret Gual

Ramon Claret Gual avait commencé à travailler très jeune et, dès l’âge de 15 ans, était entré en contact avec des militants du Bloc Ouvrier et Paysan (BOC). Le 19 juillet 1946 il participait aux combats sur les barricades à Barcelone et adhérait à la CNT comme l’ensemble des syndicats autonomes existants dans la zone de l’Anoia.

Sympathisant du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM), et après avoir falsifié l’âge sur ses documents d’identité, il partait comme milicien dans la Colonne Taverner du POUM. Il combattait sur le front d’Aragon, participait aux combats de Casetas de Quicena, Estrecho Quinto, à la prise de Sietamo, etc. Après la militarisation de la Colonne, il obtenait le grade de lieutenant. Après les évènements de mai 1937 et la dissolution des unités du POUM, il fut envoyé à Vic puis en Andalousie dans le 23ème corps d’armée dans une unité où les communistes étaient majoritaires. Il parvint à se faire affecter dans la 71ème Division motorisée du secteur centre-sud où la plupart des officiers étaient issus de l’Ecole des milices et où il y avait beaucoup de cénétisres.

Lors de la déroute républicaine de février 1939, son unité se trouvait à Sonseca (Tolède) et après plusieurs affrontements avec les franquistes, parvint à s’ouvrir le chemin de la France. Après l’occupation de la France par les allemands, Ramon Claret décidait en 1940 de rentrer en Catalogne pour y poursuivre la lutte. Arrêté en 1941 par la police, il était interné à la Modelo de Barcelone et était condamné à trente ans de prison le 26 mai 1943. Ramon Claret fut libéré en 1944, lors d’un transfert, par un groupe d’action libertaire.

Après être passé en France, il revenait en Espagne sous la fausse identité de Ramon Vidal Martinez, était de nouveau détenu, puis remis en liberté pour faire son service militaire. Il repassait aussitôt en France et n’allait plus cesser de passer d’un pays à l’autre avec un groupe formé notemment avec sa compagne Teresa Tarras et Josep Cubi avec lesquels il participa en France à plusieurs attentats contre les entreprises d’armes travaillant pour les allemands.

Le groupe, en contact avec le POUM et la CNT clandestine, fut actif à Barcelone entre 1944 et 1946. Le groupe réalisa plusieurs hold-up dans les entreprises de Barcelone afin de se procurer de l’argent pour acquérir des appartements et des locaux pour y cacher les compagnons recherchés et aussi pour acquérir des aliments pour ravitailler ces compagnons.

Ramon Claret Gual fut arrêté en 1946 à sa sortie de l’hôpital, après avoir été blessé rue Corsega. Condamné à une lourde peine sous la fausse identité de Ramon Tarras, il retrouva à la prison son compagnon Josep Cubi, qui malgré les tortures, n’avait révélé ni son véritable nom – ce qui le sauva sans aucun doute d’une exécution certaine - ni l’identité des autres membres du groupe. Ramon Claret fut interné au pénitencier du Dueso, à Santander, à Yeserias et Alcala de Henares.

Libéré en 1954 et ne pouvant résider à Barcelone, il s’installait, toujours sous le nom de Ramon Tarras, à Reus où il allait rencontrer sa future compagne, Luisa Gomez (décédée en 1984), fille du militant cénétiste Eulogio Gomez. Il y montait un atelier d’ébéniste où il employa plusieurs compagnons à leur sortie de prison. Puis il travaillera jusqu’à sa retraite dans une fabrique de meubles. Ce n’est qu’en 1979, après la mort de Franco, que Ramon Claret pourra récupérer sa véritable identité.

A la fin des années 1970 il était entré en contact avec un groupe de jeunes qui réorganisaient la CNT à Reus et collabora avec eux. Puis, après la scission survenue dans la CNT, il adhéra à la CGT. Ramon Claret Gual, qui collaborait à plusieurs associations et ONG locales, est décédé à Reus en 2005.

P.S. :

Sources : Salvador Palomar « Ramon Claret, la resistencia libertaria al primer franquismo » (2004) Ramon Claret


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