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FRANCO CAZORLA, Diego « Amador FRANCO »
Né à Barcelone le 14 avril 1920 - fusillé le 22 avril 1947 - Charpentier - FIJL - MLE - CNT - Barcelone (Catalogne) & Euskadi
Article mis en ligne le 13 mars 2008
Dernière modification le 29 juillet 2016

par R.D.
Diego Franco Cazorla (Rennes, 1944)

Enfant d’une humble famille installée au quartier de La Torrasa (Barcelone), Diego Franco Cazorla était dès l’âge de treize ans membre de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL). Tout en apprenant le métier de charpentier, il suivait les cours du soir d’un Athénée rationaliste et appartenait à la Fédération étudiante Conciencias Libres animée par Vicente Rodriguez et Ramon Monterde.

En juillet 1936 il participait à la lutte sur les barricades de Barcelone et à l’assaut de la caserne Pedralba. Il était ensuite milicien sur le front d’Aragon dans la Colonne Roja y Negra. Après avoir combattu sur le front de Huesca, il participa très activement au mouvement de collectivisations en Aragon. Il fut également l’orateur au nom des miliciens d’Aragon lors d’un grand meeting place de Catalogne à Barcelone. Collaborateur du journal Acracia (Lérida, 1936-1937) dirigé par Manuel Magro Merodio et rédacteur de Frente Y Retaguardia (Barbastro, au moins 11 numéros du 11 juillet 1937 à février 1938) organe des Jeunesses libertaires du front de Huesca, il était lié au secteur de la FIJL opposé à la collaboration gouvernementale. Délégué au congrès de la FIJL en mai 1937 à Barcelone, il était alors secrétaire régional à la culture et propagande du CR catalan, puis début 1938 était nommé délégué du Comité régional au congrès péninsulaire de la FIJL à Valence où s’affrontèrent la tendance collaborationiste et celle représentée entre autres par Diego Franco.

Exilé en France lors de la retirada, il fut interné entre autres au camp de Gurs. Pendant l’occupation allemande il participa à la reconstruction du mouvement libertaire, assitant à plusieurs réunions en zone occupée, passant à plusieurs reprises la ligne démarcation, et assista au plenum clandestin de Muret.

Lors du premier congrès du MLE en exil tenu à Paris en mai 1945 il avait défendu ses conceptions anticollaborationnistes. Au cours de cette même année il fut l’un des orateurs de plusieurs meetings en province.

En 1946 Diego Franco Cazorla Amador Franco participait à plusieurs missions en Espagne en particulier en avril en Catalogne avec Raul Carballeira Lacunza pour réorganiser la FIJL et éditer l’organe clandestin Ruta dont en mai il apporta en France des exemplaires du premier numéro (numéroté 9 et daté du 15 juin) . A la mi juilet il était envoyé pour une nouvelle mission en Espagne avec Antonio Lopez. A son arrivée à Saint Jean de Luz, chez le compagnon Antonio Ariza, il croisa Antonio Tellez qui venait tout juste de revenir d’Espagne Ce dernier tenta de le convaincre de ne pas gagner San Sebastian à bord du train "El Topo" chargé comme il était (un énorme colis de presse de l’exil, un volumineux émetteur-récepteur et outre des vêtements un pistolet et une cartouchière une somme de 15.000 francs remis par le Comikté national du MLE en France), le train transportant essentiellement des bidons de lait et des ouvriers sans bagages. Le guide Antonio Oyarzabal El Chiqui lui avait fait la même remarque. Rien n’y fit et Amador Franco se fâcha même avec Tellez lui disant "C’est très facile de voyager en Espagne comme toi, les mains vides !" (cf. témoignage d’A. Tellez).

Lors du passage de la frontière le 15 ou 16 juillet 1946, il fut arrêté avec Antonio López à Irun. Après avoir été torturés pendant des mois à la caserne d’Ondaretta, Diego Franco Cazorla et Antonio Lopez étaient condamnés à mort avec le 21 avril 1947 par un conseil de guerre réuni à la caserne Loyola à San Sebastian. Tous deux devaient être exécutés le 30 avril, mais dans la nuit du 21 au 22, on venait les chercher dans leur cellule et à 4h du matin on les amenait en camion au lieu appelé Pasajes où ils ont été fusillés.

Diego Franco Cazorla

La dernière fois que Federica Montseny le vit à Toulouse, place du Capitole, il sortait de la bibliothèque municipale où il aimait passer ses rares moments de loisir. Il était vêtu "de son imperméable, sa mèche rebelle sur le front, ses,lunettes en écaille, l’air estudiantin, souriant de sa large bouche insatiable, la jeunesse éternelle".

Œuvres : - "Consejas y poesias" ; - Il est le co-auteur de "Voces juveniles" (Barcelone, 1937).


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