DORADO PITA, Joaquina « MARIA »

Née le 25 juin 1917 à La Corogne - Tapissière - FIJL - CNT - Barcelone (Catalogne) - Paris
mercredi 26 septembre 2007
par  R.D.
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Joaquina Dorado Pita (1973)

Après la révolution d’octobre 1934 aux Asturies, Joaquina Dorado Pita avait émigré avec ses parents à Barcelone où elle allait travailler comme tapissière et adhérer au syndicat CNT du bois et de la décoration. En juillet 1936, elle était membre du Comité de Défense et militait à la Fédération Ibérique des Jeunesses libertaires (FIJL) de Pueblo Seco. Participant activement aux collectivisations, elle a été nommée secrétaire du Conseil économique de l’Industrie du bois socialisée. Avec le groupe Luz y Cultura elle participait aux évènements de mai 1937 et aux combats contre les staliniens. En 1938 elle était la secrétaire du Conseiller Economique du bois Manuel Hernández et l’a remplacé quand celui ci est parti au front.

Internée en 1939 dans un camp en France, près de la frontière italienne, elle s’évadait au bout de deux mois avec l’aide de Paul Reclus qui l’hébergeait à Montpellier et gagnait Toulouse où elle faisait partie d’une commission chargée de regrouper les anciens militants du syndicat du bois.

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Joaquina Dorado (prison de las Corts, 1948)

Compagne de Liberto Sarrau Royes, elle était membre du groupe Tres de Mayo (avec entre autres Sarrau, Raul Carballeira Lacunza, Francisco Martinez) et en 1946 retournait en Espagne où elle participait aux activités des groupes d’action de la FIJL et à la diffusion de leur organe clandestin Ruta.

Arrêtée avec son compagnon à Barcelone le 24 février 1948, elle était remise en liberté provisoire en janvier 1949. Elle était à nouveau arrêtée à Ripoll lors d’une tentative pour passer en France. Fin 1950 elle était libérée provisoirement pour être soignée dans un hôpital. Joaquina Dorado a été condamnée en 1952 à quinze ans de prison. Lors du conseil de guerre, au juge qui l’accusait « d’aide à la rébellion », elle avait répondu « Quelle rébellion ? Ce sont les fascistes qui sont les rebelles » et avait obtenu que cette accusation soit remplacée par celle « d’activités clandestines ». Le 7 juillet 1954, très malade elle bénéficiait d’une libération de la prison de Las Corts et en 1957, Francisco Sabaté Llopart la faisait passer en France où elle allait travailler comme vendeuse dans une boutique de chaussures.

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Joaquina Dorado et Ricardo Sanz (1973)

A Paris elle animait avec Liberto Sarrau la 2è Union régionale de la CNTF dite de la Tour d’Auvergne.

En août 2004 elle participait à l’hommage rendu à Terrassa par la CNT aux combattants antifranquistes.


Sources : M. Iñiguez "Esbozo...", op. cit. // A. Tellez "Sabaté...", op. cut, (sous le surnom de Maria //

Iconogr. : A. Tellez.


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